La conquête de Pandrea

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 La bataille de Tyrstädt

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MessageSujet: La bataille de Tyrstädt   Mer 3 Nov - 20:10

La bataille de Tyrstädt

Factions engagées:

-Gothiques (20'000 hommes)

vs

-Skaerling (8'500 hommes + renforts au fur et à mesure), Changpa (700 hommes), Xogorod (300 hommes), Tamscala (2'000 hommes)

Introduction

Nous sommes en 1249, en Pandreas. Les montagnes bronzent au soleil, les arbres tendent leurs branches vers le ciel et la mer est poussée inlassablement vers les plages par le vent. Le vent qui souffle, qui traverse plaines et forêts, montagnes et cités et que rien n'arrête. Il est le témoin invisible mais palpable des préoccupations des humains. Ces petits êtres insignifiants, bourrés de soucis, qui courent par monts et par vaux pour montrer la grandeur de leur civilisation.
La terre tremble, de la poussière s'élève: voilà les gothiques. Des armures étincelantes, des lances solides surmontées de pointes meurtrières. La plus grande puissance militaire terrestre de Pandreas s'est mise en route; implacable et puissante. L'armée se dirige vers le nord. Elle va relever le défit lancé par les vikings. Ils ne savent pas encore que ceux-ci ont rameuté des renforts des quatre coins du continent, mais ils se doutent que le combat ne va pas être facile, car les adversaires sont rusés et de farouches combattants, bien que peu organisés dans les combats de mêlée.
C'est une énorme colonne, qui s'étend sur plusieurs centaines de mètres. Et pourtant, elle n'est pas bien mince. 18'000 soldats gothiques, des centaines d'artisans, d'énormes convois de nourriture forment une formation serrée et solidaire. Les puissants guerriers traversent les terres, impatients d'en découdre et pourtant terriblement calmes.
A quelques centaines de kilomètres de là, au nord-est, se trouve une petite cité: Tyrstädt. Elle est la clé de tout, la destination finale des gothiques et le point que les Nordiques pensent pouvoir tenir. La ville est en pleine effervescence. Les civils ont été évacué. Cependant, on a bien l'impression que les habitations sont encore habitées. Cela grouille de soldats de tout acabit. Surtout des Skaers, armés de terribles haches, d'épées bien aiguisées ou de lances. Mais il y a aussi des Changpas, peu, mais des terribles guerriers d'élites, monté sur des animaux étranges nommés yaks, capable de se déplacer à grande vitesse en plus d'être adaptable à de nombreux types de terrains. Ces soldats-là sont taciturnes, habillés de couleur sombres et pour la plupart armés d'arcs que l'on sait capable d'apporter la mort à longue distance et avec une grande précision. Il y a aussi un bataillon de Xogorod, quelques hommes venus de loin pour aider. Pour finir, quelques mercenaires de Nekhen, envoyés autant pour aider que pour surveiller le déroulement de la bataille.
L'Etat-major, constitué du Kongr Tarik et de son précieux allié Vares ainsi que leurs généraux ont déjà tenu réunion et envoient leurs troupes à travers les plaines. Le plan est principalement d'affamer les troupes de l'Ordre avant qu'il n'arrive à Tyrstädt. Des hommes sont partis pour une destination connue de eux-seuls et de leur supérieur.
Maintenant, l'Ordre est aux portes du royaume Skaer. Ils sont en train de passer la frontière, en ordre de marche, sur leurs gardes. Des centaines de soldats avancent au pas, prêt à la moindre alerte. Ils savent qu'ils verront le danger venir, sur cette petite plaine avec les quelques collines alentours, mais ils s'attendent aussi à un coup tordu des vikings.
Et, pendant que l'armée terrestre avance, là-bas, à une centaine de kilomètres à l'est, apparait à l'horizon une grande ligne de voiles blanches, voguant vers le nord. Les Skaers l'aperçoivent et arrivent juste à reconnaître les grandes galères de l'Ordre ainsi qu'ils pensent être en provenance de l'est. Le premier rapport est envoyé au Kongr Tarik dès qu'ils l'aperçoivent.

HRP:

Ainsi commence la bataille de Tyrstädt. Si vous avez des commentaires ou autre, merci de le faire dans le post "Tyrstädt". Ici, ne sera accepté que les RP's, comme accepté à la majorité. Je vais laisser l'initiative à Tarik, pour qu'il donne ses ordres concernant l'arrivée des troupes. Ou à Vares, puisque les deux actions (terre/mer) arrivent en même temps. Ensuite, Bisol pourra réagir s'il en a l'envie ou la possibilité. Ensuite, je reprendrai la main pour résumer la situation et on avancera ainsi.
Si y a des remarques du genre: c'est nul, faut tout changer, n'hésitez pas!

Et sinon, place à la guerre et aux morts!
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Vares
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MessageSujet: Re: La bataille de Tyrstädt   Mer 3 Nov - 22:52

A la lisière qui délimitait la frontière entre l’Empire Tloxcolèque et le Royaume Skaerling, la jungle était sensiblement plus calme que d’habitude. Quelques animaux hurlaient comme à leur habitude, les oiseaux chantaient dans les branches et pourtant une tension était palpable.
Des ombres bougeaient rapidement et furtivement entre les troncs. Des ombres avec des arcs et des flèches. Des ombres en guerre.

Non loin de là, près d’un ruisseau poissonneux, des skaers et des yaks étaient couchés sur le sol et semblaient goûter un repos bien mérité. Au centre du grand cercle formé par les corps avachis un Changpa faisait le cent pas et regardait la forêt. Vares tâchait de rassembler tous ses esprits et de tendre son attention. Il se remémora rapidement les deux journées qui avaient précédées.

Ils étaient sortis de Tyrstädt avant même que le soleil ne se lève. Lancés à plein galop, trois cents yaks s’étaient élancés dans les bois au sud de la ville. Deux tiers d’entre eux devaient transporter à la fois un Changpa et un Skaer. Ils s’étaient dirigés au sud, forçant l’allure jusqu’au ruines encore fumantes de Skoldburg. Là, le maître trappeur avait disposé quelques pièges à l’attention des Gothiques.

Suivant les indications de Tarik, la troupe s’était ensuite rendue au village de pêcheur et dans les quelques fermes sur la route de Tyrstädt pour y disposer des pièges et empoisonner les puits. Les Gothiques qui ne se doutaient pas encore de la présence des Changpas ne soupçonneraient sans doute pas l’utilisation du poison. Il ne restait plus qu’à espérer.

Des sentinelles avaient été laissées le long de la route là où le terrain permettait à la fois une bonne observation et une cache convenable. Un bosquet, un rocher ou une grotte sur le flanc d’une colline. Autant de recoins qui allaient être le nouveau nid douillet des quelques cinquante hommes chargés d’épier l’avancée de l’armée de l’Ordre pour les prochaines semaines. Ces fauconniers allaient devoir se nourrir eux et leur compagnon à plume sans faire de feu. Du poisson séché et des céréales froides, ils avaient tous connu bien pire dans leurs montagnes natales.

Le reste des cavaliers s’étaient enfoncés de nuit dans le territoire de l’Empire sans se faire repérer. Le campement était en train d’être monté dans la plus grande discrétion. Pour l’instant le plan se déroulait comme prévu et tous vivaient dans l’attente du premier rapport des sentinelles.

Vares ne redoutait qu’une chose pour le moment. Être découvert par les Impériaux. Il n’avait que très peu d’expérience avec eux mais savaient qu’ils étaient imprévisibles. S’ils étaient repérés ils pouvaient aussi bien se faire offrir un bon repas de fruits que se retrouver au menu de quelque rituel cannibale au cœur d’une sordide pyramide. Il avait interdit aux Skaers de trop s’éloigner du campement de peur que leur tempérament démonstratif ne les fasse griller. Il avait également prohibé toute consommation d’alcool et de viande. Ces mesures d’austérités ne semblaient pas poser beaucoup de problèmes aux chasseurs habitués à la vie dans la nature sauvage mais les berzerker farouches et lunatiques constituaient le deuxième sujet d’inquiétude du chef changpa. Mais bientôt leur soif de sang serait étanchée…

…Il ne restait qu’à attendre, tel le fauve terré derrière les hautes herbes, patientant l’instant idéal pour bondir à la gorge de sa proie…
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Tarik Stefanson
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MessageSujet: Re: La bataille de Tyrstädt   Jeu 4 Nov - 14:00

Tarik fut ébahi quant on lui apprit que les navires Gothiques étaient en vue. Il dut se rendre lui mème au port avant de réaliser qu'en effet, les Gothiques avaient sortis leur flotte. Il s'était préparé à cette évantualité, mais il n'aurait jamais pensé que celà pourrait se produire. Les skaers n'avaient qu'un véritable avanatge sur les Gothiques, la maitrise totale de la mer. Si celle-ci était détruite, la situation serait très délicate. Tarik donna l'ordres aux navires béliers de se préparer à mettre les voiles et aux équipages de se préparer au combat. Tarik comptait déjà employer la flotte à de nombreuses reprises, mais là, il avait été pris de cours.
Il donna l'ordre à tous ces navires béliers de lever les voiles, et aux landskip d'accélrer les préparatifs. 1500 hommes devaient partir dans la journée, 500 pour écumer les côtes Nord de l'Ordre, et le reste pour se frotter à la colonne gothique.
A leur sujet, Tarik avait été clairs: des attaques rapides, et des retraites, rester en mouvement et éviter les affrontements à longue durée. En cas de problèmes, retour au port. Il y aurait des renforts, mais pas question de gaspiller des hommes inutilement

Après avoir donné l'ordre à la flotte, Tarik retourna vers les murailles. Les skaers installaient des surprises et des installations destinées à tuer le plus de gothiques possible. Des pierres, récoltées sur des maisons détruites après avoir été évacuées, allaient servir pour se déverser sur les gothiques, des troncs étaient monté sur les remparts pour aller se fracasser sur les crânes ennemis, Tarik avait même fait creusé une énorme fosse derrière la grande porte, remplir celle-ci de pieux aiguiser et la camoufler. Une surprise qui servirait si les Gothiques parvenaient à enfoncer la porte.
les plus grands chauderons avaient été requistionnés, et on y faisait déjà boullir de l'eau de mer et du sable, très handicapant quant on en recevait sur une armure. Il inspecta aussi les palissades qui se consrtusiaient dans la ville même, pour pouvoir défendre le port en cas de perte de la muraille sud. Des palissades de briques et de broque, qui ne tienderaient pas longtemps, mais qui pourraient infliger de nombreuses pertes supplémentaires aux Gothiques.

Continuant, Tarik se rendit à la forterresse elle-même. Le plan était toujours en place, ainsi qu'une grande réserve de vivres et des messages des autres villes. La levée avançait, et dans moins d'une semaine il receverait les premiers renforts. Ce ne serait pas de trop. Il relut encore le rapport des forges qui marchaient à plein rendement, des javelots, des haches et autres objets contandant contre les gothiques.
Tarik vit de sa fenêtre les voiles des navires Béliers se dresser pour partir à la rencontre des navires Gothiques... Il avait hâte de gouter au sang.

EDITÉ; J'enlève les planeurs...
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Bisol von Sint-Omer
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MessageSujet: Re: La bataille de Tyrstädt   Sam 6 Nov - 17:03

L’armée s’était mise en marche dés l’aube, avant le premier chant du coq. Les arbres commencent à afficher des couleurs plus disparates, rappelant aux généraux que l’automne est là. Il sagit de finir cette guerre au plus tôt, personne ne veut passer l’hiver hors des murs protecteurs de sa cité. On doute, cependant, que la bataille sera aisée. Les vikings sont rusés, en terrain connu. Les doutes des gradés n’altèrent néanmoins pas l’excitation et la volonté d’en découdre des gothiques. On s’est battu avec les impériaux pendant de longues années, moins souvent avec les vikings. Les hommes savent qu’il s’agit de guerriers braves et moins lâches que les tloxcolèques, le plaisir de les vaincre sera décuplé. Les heures d’entrainement intensifs et les prières sont certes utiles, nul moine ne le niera, mais partir en guerre, c’est autre chose ! Les nombreux raids vikings sur les côtes agacent autant les frères que les paysans, tous voient donc en la prise de cette ville avancée une excellente initiative. On ne pense pas que la guerre se poursuivra jusqu’à Skaeborg, un traité devrait être ratifié une fois les vikings apeurés par la force déployée. Si l’Ordre ne désire pas la mort des nordiques, il ne tolère pas que ceux-ci baffouent son autorité impunément. Il suffit de se retourner pour se sentir rassuré : La colonne gothique s’étale sur un mile, avec un front de 20 hommes. La cavalerie sur le flanc droit, les phalangistes sur le flanc gauche, et l’infanterie encadrant le matériel et les troupes annexes au centre. Parmi ces dernières, Heinrich mène fièrement son contigent d’inquisiteurs et de prêtres, ainsi que sa grande croix montée sur un chariot. Toute la colonne peut l’apercevoir, et nul doute que les ennemis de même ! Ludvig est également présent, dirigeant les maçons pour l’aspect technique de la campagne, et les soins apportés aux malades. Le GrossKomtur, le GrossTressler et le GrossHospittler sont restés dans l’état pour continuer sa gestion pendant l’absence de l’armée et de l’HochMeister, et s’assurer que les ravitaillements arrivent à temps.
L’armée a été divisée en trois, suite à l’argumentation conjugée du GrossKomtur et de l’OrdenMarschall : Trois légions (2613 militaires) feront la jonction entre Dredzieg et la moitié des 150 km séparant la ville de Tyrstädt, pour apporter du ravitaillement. Trois autres légions feront l’autre moitié du parcours pour amener ces vivres à l’armée principale, comprenant 15703 militaires. Adolf menait personnelement les trois légions faisant le second trajet. Les compagnies des Loups, des orques et des Chamois avaient fournis les six légions de ravitaillement, les neufs autres compagnies faisant le siège.
Bisol craignait que trois légions ne soient trois faibles face à une embuscade viking d’envergure, mais Adolf lui avait assuré qu’avec 2600 hommes, les vikings ne pourraient les vaincre sans disposer d’une armée trop conséquente que pour ne pas être repérée lors du passage de l’armée principale. De plus, les deux corps de ravitaillement avaient été préalablement envoyés en direction du nord-ouest, en direction des tloxcolèques, sans franchir la frontière. Les vikings avaient fait parvenir un rapport laissant penser que les impériaux allaient attaquer. Bisol savait qu’il n’en était rien, ils étaient très occupés avec leurs affaires internes et les amazones drainaient leur attention. Il avait d’ailleurs pu s’entretenir avec Tenoch peu avant l’arrivée des ambassadeurs vikings, et un triaté de paix avait été arrangé. L’HochMeister espérait que si les vikings remarquaient l’absence de six légions sur 24 (ce qui semblait improbable étant donné la longueur de la colonne), ils la mettrait sur le compte de leur faux-rapport.
Le ravitaillement avait été prévu de la sorte : Partant du principe que les vikngs n’allaient pas livrer leurs récoltes à l’armée gothique, il s’agissait de prendre des vivres en suffisance. Les possibilités techniques permettaient de prendre de la nourriture pour l’armée pour une dizaine de jours, plus si l’on rationnait. Or, l’armée avancerait de 20km par jour, c’est à dire qu’il faudrait huits jours pour atteindre l’objectif, sauf si les vikings livraient bataille avant, ce dont on pouvait douter. Les corps de ravitaillement devraient être plus rapides, car moins chargés : On pouvait espérer 30km par jour. Pour parcourir la moitié de la distance seulement, trois jours suffiraient, plus un jour de repos si besoin. Le retour des armées de ravitaillement à leur point de départ, à vide cette fois, se ferait au rythme de 40km par jour environ, soit 2 jours pour parcourir la distance. Au total, cela faisait six jours entre chaque ravitaillement. On compterait large, et prendrait de qui nourrir l’armée huits jours. Impossible de tenir ce rythme si l’on portait du ravitaillement pour 20000 avec 2500 hommes, d’où l’idée du GrossKomtur de longer les côtes. Double avantage : se mettre hors de portée d’une embuscade depuis les bois environnant et diposer de radeaux pour transporter les vivres. Les Orques, les seuls troupes de marine de l’Ordre, avait pour rôle dérisoire de fournir quelques hommes pour manoeuvrer les radeaux, à l’aides de rames et de perches. Ceux-ci longerait la plage près de l’armée, et pourraient être débarqués rapidement si les drakkars approchaient. En cas de présence continue des drakkars, on munirait les radeaux de balistes ou scorpions pour les tenir à distance. L’armée principale n’utiliserait normalement pas de radeaux, mais longerait également la côte. Des pélerins passeraient les premiers pour signaler d’éventuels sables mouvants ou pièges.
Quant à l’approvisonnement en eau, on ne connaissait pas les emplacement des sources. Ludvig avait alors suggéré de faire appel à la distilation, technique mise au point par l’Ordre depuis près d’un siècle. Il suffisait de faire bouillir l’eau de mer dans des cuves en metal, et de reccupérer l’eau par condensation sur une plaque de metal en pente vers une autre cuve. Le sel, en revanche, ne serait sans doute pas utilisé pour s’alimenter, le risque de maladie étant trop élévé, d’après le Maître.
Tous avaient reçu pour consigne de bien nettoyer son armure, en particulier les articulations, le matin, à midi et le soir. Les maçons fourniraient de l’huile et des chiffons. Le sable et l’air salé étaient dangereux si l’on y marchait des heures durant.
Concernant la défense de l’Etat, on avait prévenu les villageois : Ils devaient se tenir près à se replier dans les cités de l’Etat. Les villages côtiers avaient déjà étés désertés, seuls restaient des tours de guets avec quelques volontaires et autre récalcitrants. Si les vikings débarquaient, il ne fallait pas qu’ils puisse faire du dégât avant que l’armée de soit là. L’armée en question était composée des écuyers. Soldats en cours de formation, certains ont déjà servit leur chevalier plus de vingt ans et se battent déjà très bien. Il leur manque surtout l’expérience de la bataille et des officiers. Toutefois, ces quelques 19000 hommes restent une force de taille contre les envahisseurs, en particulier la cavalerie des écuyers : 3456 hommes. Ceux-ci avaient étés rassemblés à Gnosia. Ils pouvaient intervenir n’importe où sur la côte dans les deux jours, harcelant une armée ennemie jusqu’à l’arrivée du reste des écuyers.


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MessageSujet: Re: La bataille de Tyrstädt   Sam 6 Nov - 20:45

Jour 3

Front est (maritime)

Les navires des nordiques, relayant les ordres de leur Kongr à une vitesse... mitigée, sortirent du port en un ordre digne du plus grand stratège. A condition que ce susmentionné stratège soit ivre mort, désireux d'envoyer ses hommes à la mort et complètement dépressif. Enfin, c'était la manière de fonctionner Skaer et le désordre régnant avait quand même ses avantages et une hiérarchie très précise. Les bateaux sortirent en haute mer, les rames montent et frappent les eaux avec violence, les voiles sont déployées à une rapidité qui ferait frémir de fierté le moindre Skaer. La guerre est là et les nordiques sont pressés d'en découdre, même s'il ne s'agit que de pauvres petites boîtes de conserves perdues sur l'océan.
Cependant, une surprise de taille les attend. A peine ont-ils navigué quelques minutes en direction des galères gothiques que celles-ci font demi-tour. Le second, complètement déboussolé, s'esclaffe et ordonne de battre la cadence. Ce soir, ils allaient ripailler sur des bateaux de l'Ordre. La plupart de la flotte suit, juste quelques Langskips font demi-tour pour rendre compte au Kongr de la bonne nouvelle; l'Ordre fuit devant la puissance maritime Skaer.

Front ouest (terrestre)


Cela fait à peine deux jours qu'ils sont partis et l'ardeur des gothiques est déjà un peu retombée. Se lever aux aurores pour partir dans le milieu de l'après-midi et s'arrêter quelques heures plus tard, après avoir marché lentement avec l'armure a de quoi refroidir plus d'un. On se tient les coudes, on rigole, on prie et on s'occupe de son armure et de ses armes. Mais on voudrait avancer plus vite. Cependant, les ordres des supérieurs sont clairs; avancer peu à peu assure une bonne nourriture et de l'eau potable. Par contre, on s'interroge de cette méthode si "efficace" pour rendre pure l'eau. Car beaucoup d'hommes ont des maux de ventre et c'est comme si l'eau leur passait directement par l'estomac pour ressortir par derrière.
En plus, certaines escouades parties aller chercher du bois ne sont jamais revenues et les éclaireurs signalent des cadavres à peine reconnaissable sur la route. Le seul signe distinctif est le signe de l'Ordre, gravé sur le front. Et toujours pas le moindre ennemi en vue. Le corps de l'armée avance ainsi, lentement, très lentement, en direction de Tyrstädt.

Ravitaillement

La première charrette de boeufs contenant des vivre et, à la demande de l'Hochmeister, de l'eau potable est partie. 2613 hommes longeant la côte et tirant d'énormes radeaux avec moult vivres. Le trajet c'est bien passé, pour le moment. Ils ont fait la moitié du trajet, soit environ 10 km. Ils vont clairement plus vite que le corps principal, mais ils sont quand même lent. Pour le moment, ils sont en train de passer une petite plage de galets, avec à deux cent mètres environ un bosquet. Le terrain, jusqu'à la plage qui fait 20-30 mètres de largeur est en pente douce, recouvert d'herbes hautes.

[HRP: Voilà, bonne chance pour faire quelque chose, qui que se soit. Si vous n'avez rien envie de dire/faire, vous pouvez m'envoyer un mp -sous Weylkyu s.v.p.- ou bien poster un RP. Sinon, juste mettre un RP de bataille, de choses que vous faites. Si vous voulez savoir la réussite ou la non-réussite de vos actions pour faire un RP plus rapide (se serait bien), envoyez moi un mp, je vous fais un jet de dés]
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Bisol von Sint-Omer
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MessageSujet: Re: La bataille de Tyrstädt   Sam 6 Nov - 23:20

HRP : Si il y avait moyen de faire intervenir ma flotte plus tard (à savoir au 7e jour) ça m'arrangerait... C'est ce que j'avais prévu au départ, et ici elle ne me servira à rien. Surtout, ce qui pose problème, c'est que si elle est arrivée en un jour à la pointe, elle avait le vent dans le dos, donc le replis est presque impossible. C'est jouable de retarder l'événement ?

Front ouest (terrestre)

Bisol est désappointé. Très désappointé. Il avait fait confiance à Ludvig pour le ravitaillement en eau, et les hommes souffrent de maux d'estomac. Heureusement, les maçons s'emprèssent de fournir des plantes médicinales et autres breuvages afin de soulager la troupe, mais tous n'attendent qu'une chose : La pluie et de l'eau fraîche. Seuls les généraux se contentent sans mot dire de cette eau fournie au compe goutte et aux prix de pertes en hommes. Ils savent toutefois que les sources seraient encore plus dangereuses : Il faut s'aventurer dans les terres pour que l'eau ne soit plus salée, et d'autres embuscades seraient à craindre. Les commandos envoyés chercher du bois furent d'abord composés d'une dizaine de maçons et d'une sergenterie. Après que trois escoudades soient portées disparues, on avait remplacé leurs effectifs par des pélerins fanatiques, lesquels restaient d'ordinaire aux abords de la colonne qu'il ne pouvaient approcher de trop près sous peine d'être séverement réprimandés. On leur fit meilleur acceuil, et ils acceptèrent avec joie cette mission, fiers de servir l'Etat. Une cinquantaine avaient déjà disparu. Les ordres se firent plus stricts : On préleverait moins souvent du bois, uniquement à partir de bosquets isolés. Si une unité de collecteurs de bois ne revenait pas, on encerclerait le bois puis y mettrait le feu.
Le lait du bétail fournissait une alternative agréable à l'eau filtrée, si bien qu'on finit presque par réserver cette eau au dit bétail.
L'avancée très lente de la colonne énnervait tout autant les hommes que leurs officiers. Bisol avait prévu une avancée de 20km par jour, mais il dut se rendre à l'évidence : Avec ces chaudrons, leurs armures, et les haltes pour bouillir l'eau, on avancait moitié moins vite.
Pas encore d'ennemis en vue, pourtant déjà des morts. On savait que des commandos épiaient, sans pouvoir les repérer. On parlait déjà de brûler tous les bosquets, mais les officiers supérieurs avaient tôt fait de calmer ces sautes d'humeur. La prière offrait un réconfort non négligeable aux hommes, et les hommes de Heinrich surent se montrer utiles pour remonter le moral des hommes. On blaguait sur l'ennemi, sur les officiers, on grommelait, on trébuchait, on se soutenait, on chantait : L'armée avancait.

Ravitaillement

Adolf était resté en retrait, plannifiant avec le GrossKomtur l'approvisionnement des vivres. Le premier convoi avait envoyé ses rapports : L'armée de Bisol avancait très lentement, et on pouvait encore la rattraper aisément. Les radeaux, malgré qu'ils s'échouait parfois sur le rivage, avaient fait leurs preuve : Ils avancaient bien plus rapidement et permettait de porter le plus gros du matériel. Les maçons les améliorait à chaque pauses, et ils atteignaient des dimensions de 10m sur 10, pouvant porter plusieurs centaines de kgs. Les meilleurs étaient équipés de balanciers latéraux pour éviter qu'ils ne chavirent. Les hommes s'amélioraient également pour les manoeuvrer. Le seul défaut majeur restait leur besoin en bois, ce qui imposa rapidement de devoir déforester un bosquet.
Tandis qu'Adolf reçoit des rapports de cavaliers ou de pigeons sur l'avancée et les besoins, le LandMeister des Orques prépare le mise à blanc du bosquet qu'ils viennent d'atteindre.
Redoutés pour leur caractère impitoyable, les Orques et les Loups ont également en commun l'esprit d'équipe. Ce n'est pas pour rien qu'Adolf les a sélectionnés. Les Chamois, quant à eux, sont les plus agiles des gothiques, entrainés dans les monts d'Ioch.
Le LandMeister est songeur. Les radeaux fonctionnent bien, très bien même. Par contre, les besoins en matériaux des maçons l'ennuient. Il n'aime pas leurs « chipotages ». Ces radeaux sont utiles, à la bonne heure ! Pourquoi s'entêter à en fabriquer de nouveaux... Et ces balistes ! Ces engins de 200 kgs que le délégué des maçons venait de lui présenter lui semblaient désesperement lents. On les transporterait par radeaux, affirmait le bougre. Du coup, il lui fallait des radeaux plus gros... Et il commençait à parler de la poussée d'Archimède, de centre de gravité, etc... Peste que tout cela !
Mais ce que l'orque aimait le moins, c'était cette eau. Premièrement, c'était ridicule et encombrant. Ensuite, elle était absolument infecte, et de nombreux hommes se plaingnaient déjà. Se plaignaient ! Si il y avait quelque chose que le LandMeister détestait, c'était les pleurnichards. Il bastonna lui-même tous ceux qui avaient osé ouvrir la bouche à propos des conditions de marche. On était en guerre, pas à l'auberge.
Il s'agissait à présent de ne pas perdre d'hommes en collectant des troncs... Or Biso;avait envoyé des rapports : Les ennemis tendaient des embuscades aux escoudades qui s'éloignaient. On retrouvait les corps mutilés, calcinés... Borné mais pas stupide, songea l'officier. Il n'allait pas renoncer à se procurer du bois, mais il n'allait pas opter pour des escoudades isolées. Arrivé à 200m environ du bois, il donna le signal qu'il avait convenu auparavant avec ses hommes. La cavalerie s'élanca et entreprit de contourner le bois, en restant à une centaine de mètres de la lisière. Les phalanges restèrent près des canots, mais les vougiers et les hommes d'infanterie s'avancèrent. Les troupes lourdes équipées de boucliers à la romaine progresserent en tortue, suivie des autres troupes, formant un cordon autour du bois. L'ennemi n'était peut-être pas là, mais on allait fouiller le bois, et on verrait bien...

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MessageSujet: Re: La bataille de Tyrstädt   Dim 7 Nov - 11:33

Jour 5

Front ouest (terrestre)

L'armée continue d'avancer, le ciel est toujours désespérément bleu avec quelques petits nuages. Le temps est doux, ni trop chaud pour les gothiques qui avancent en armure, mais on est encore loin d'apercevoir la moindre goutte d'eau. Les soldats boivent toujours l'eau distillée avec de temps à autre un peu de lait, mais apparemment, la technique n'est pas encore au point ou alors il manque quelque chose, car les ventres souffrent toujours de cette eau sans goût. L'armée avance par petits bonds. Nous sommes maintenant à 50 kilomètres de la frontière gothique et on a fait le tiers de la distance jusqu'à Tyrstädt. Certains hommes se demandent si la campagne serait finie pour l'hiver, mais la globalité de l'armée est toujours de bonne humeur.

Ravitaillement


Après la fouille infructueuse de la forêt, Adolf est parti escorter le convoi. Il vient de rejoindre l'armée principale avec le premier chargement de nourriture qui est arrivé tout à fait en entier, sans avoir connu de problèmes. Le deuxième est parti, cependant le voyage est maintenant trop long pour le faire en un jour. Le convoi s'arrête donc après avoir marché vingt kilomètres. Les soldats en armure sont fourbus d'avoir tant porté de poids et tiré les radeaux. Ils sortent les vivres de l'eau, en font un grand tas et se positionnent tout autours pour passer la nuit. Ils sont sur le haut d'une petite falaise d'herbes hautes. Ils trouvent quelques arbres isolés, les abattent et en font un grand feu. Pas de bosquets aux alentours, le commandant se dit que pour une première étape, il ne pouvait trouver mieux. Ils sont en hauteur et, de jour, ils devraient pouvoir voir arriver l'ennemi à au moins cinq cent mètres. Mais l'astre tombe et la vision s'obscurcit. Il donne des ordres pour les tours de garde et va se coucher, fourbu.

Jour 5

Front est (maritime)


[HRP: pas de problème, c'est la même chose, sauf un peu plus tard. Cependant, je ne suis pas sûr que tu sois très au clair avec les principes de la navigation... Même si tu as un vent contraire, tu peux le remonter en faisant des bords, il n'y a pas de problème. C'est juste plus lent et tu dois souvent changer de cap, mais c'est couramment usité. Comme les deux actions n'interagissent pas trop l'une sur l'autre, on peut les mener de front à quelques jours de décalage. Ainsi, on dira que les galères ont été aperçues à l'aube du cinquième jour. J'attends juste la réponse de Tarik.]

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Vares
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MessageSujet: Re: La bataille de Tyrstädt   Dim 7 Nov - 15:25

Vares progressait lentement dans les hautes herbes qui surplombaient le campement des troupes de ravitaillement gothique. Non loin de lui, ses deux cents hommes d’élites l’imitaient, à plat ventre, avançant le plus silencieusement possible jusqu’à leur cible.

Le chef était heureux, tout se déroulait comme prévu. En fin d’après-midi il avait rencontré l’un de ses sentinelles. Un nombre respectable de scalpes frais pendaient à sa ceinture, et cela rien qu’en cinq jour. L’homme l’informa qu’ils avaient réussi à tuer environs quatre-vingt gothiques sans se faire repérer et que l’abandon des cadavres de prisonniers le long de la route commençait à faire son petit effet sur les chrétiens. L’attaque de cette nuit allait sans doute achever de répandre la rumeur de démons nocturnes hantant la campagne skaerling.

Un sourire se peignit sur le visage du changpa. Cent mètre derrière lui, les djandgi menés par son maître d’arme, les skaer et les berzerker se tapissaient dans l’ombre dans l’attente du signal qui donnerait l’ordre de charger. Ils avaient l’obscurité et la pente pour eux. Une boucherie s’annonçait.

Plus que trente mètres avant d’arriver aux premières tentes. Les troupes d’élites se déplaçaient tels des panthères. Vingt cinq mètres. Mais même les meilleurs traqueurs font parfois des erreurs. Vingt mètres. Une branche craqua sous le poids d’un des Changpas. Le sourire de Vares s’effaça.

Une sentinelle gothique se retourna rapidement et scruta dans la direction d’où provenait le bruit. Était-ce là quelque bête en vadrouille ? Il plissa les yeux comme pour mieux percer les ténèbres. Quelque chose bougeait. Une ombre dont il ne parvenait pas à discerner les contours. Il fît quelque pas pour mieux voir, son cœur battait si fort qu’il aurait pu rompre ses côtes. Sa torche réfléchît l’éclat métallique de ce qui lui semblait être une pointe de flèche pendant moins d’une seconde. Quelques gouttes de sueur froide boulèrent le long de son échine. Il distingua deux yeux haineux dans la nuit. Tous ses poils se hérissèrent et une montée d’adrénaline le tira de sa terreur paralysante. Il poussa un cri pour alerter le reste des gardes en armure.

Le Changpa qui venait de griller l’ensemble de la troupe à cause de sa maladresse grommela un juron dans son masque noir. Il allait être sévèrement réprimandé pour cela. En une fraction de seconde il se redressa et tous ses muscles se tendirent tandis qu’il visait la sentinelle qui donnait l’alerte. Il décocha la flèche qui fila dans les airs et se ficha droit dans la gorge du gothique. Ce dernier s’effondra et son cri s’acheva dans un gargouillis inepte. Mais trop tard, une dizaine de garde en armure complète, armés de vouges et d’épées émergeaient du campement et se dirigeait vers les Changpas.

Il fallait agir maintenant. Vares lui aussi se redressa et commença à courir en direction du campement, suivi par cinquante des siens. Le reste des troupes d’élite leur procurait un tir de couverture soutenu, presque de barrage. Pourtant quelque chose de nouveau et d’inattendu se produisit. Les flèches rebondissaient sur les armures des gothiques ou alors se plantait mais apparemment sans causer la mort de celui qui les portait. Il fallut de nombreux tirs pour voir s’effondrer les gardes et Vares lui-même dû en égorger qui avait eu la mauvaise idée de l’attaquer de face.

Les cinquante hommes et leur commandant suivis du reste de la troupe non loin derrière arrivèrent rapidement dans le campement où des cris étaient poussés dans les tentes. Le réveil semblait difficile pour les hommes qui avaient parcouru tout ce chemin à transporter les vivres de l’armée. Cela leur donnait un peu plus de temps…parfait. Vares analysa rapidement la configuration du camp. Son regard balaya le campement, lorsque soudainement, il s’attarda sur un tas de grands tonneaux chargés sur des chariots à proximité des quelques chevaux qui faisaient la fierté de l’ordre. Il se retourna vers ses troupes et ses mains s’agitèrent frénétiquement pour former les quelques mots de la langue secrète des assassins pour « continuez comme prévu ! Laissez des survivants s’échapper !». Puis il couru en direction des tonneaux.

Chacun des hommes de troupes d’élite tira de sa ceinture un briquet et une petite sphère d’argile dont dépassait une mèche. Chacun des deux cents guerrier déposa l’une de ces sphères au pied des tentes dans le silence le plus complet et alors que les gothiques commençaient à s’agiter à l’intérieur ils boutèrent le feu aux mèches comme d’un seul homme. Ils s’éloignèrent au pas de course et cinq secondes plus tard une série de détonations retentit dans la nuit bientôt éclairée par deux cents tentes en proie aux flammes.

C’était le signal. Plus haut sur la colline une horde de guerriers dévala la pente en hurlant tels des ours enragés. D’ailleurs, certains d’entre eux étaient des ours enragés…

Les soldats de l’Ordre émergèrent de leurs abris en feu en proie à la panique. Tous s’étaient jetés sur leur armes mais tous n’avaient pas eu le temps de se préparer convenablement si bien que le camp grouillait de Gothiques à moitié en armure voire presque nus pour certains. Dommage pour eux, ils venaient de perdre leurs avantages les plus redoutables : leur discipline légendaire et leurs armures impénétrables. Les flèches des Changpas se mirent à pleuvoir sur les pauvres chevaliers en pyjama. Certains d’entre eux couraient vers la mer, sceau à la main pour tenter d’éteindre l’incendie, d’autres se rassemblaient pour faire face à l’ennemi, les meilleurs épéistes se tenaient seuls et hachaient les assaillants à grands moulinets de lame, finalement, d’autres couraient n’importe où en bégayant des prières inutiles.

Les Berzerker arrivèrent les premiers, jaillissant d’entre les flammes comme des démons venus de l’enfer pour chasser les bons chrétiens. Ils furent suivis par les Djangdi et le reste des chasseurs skaer bien décidés à en découdre.

Le commandant Gothique à la tête du convoi devait réfléchir rapidement sans céder à la terreur qui se propageait parmi ses troupes encore plus rapidement que le feu. Au sol des corps hérissés de flèches gisaient. Des membres volaient dans les airs arrachés à main nue par les fanatiques skaers aux yeux exorbités et à la bave écumante. Quelques braves transportaient les vivres de l’armée vers les chariots tout en essuyant un déluge de projectiles et en repoussant les assauts répétés de combattants adverses. Ils avaient raison, il fallait sauver ce qui pouvait encore l’être et profiter de la vitesse des chevaux pour quitter cet enfer avant d’être massacrés jusqu’au dernier. Le commandant s’empara de son épée, découpa une dizaine d’ennemis avant d’arriver au centre du camp.

« Retraite ! Retraite ! Aux chevaux ! Prenez toutes les vivres possibles ! Retraite ! »

A la surprise du commandant, la retraite se déroula sans subir des pertes trop importantes. Un nombre respectable de gothiques parvint à s’échapper du brasier. Ils avaient réussi à sauver quelques vivres des flammes et –miracle- toute l’eau douce. Tous les survivants remerciaient le Seigneur de leur avoir permis de garder la vie sauve. Malgré les très lourdes pertes tant humaines que matérielles et le souvenir de l’attaque de ces diables sorciers qui pouvaient invoquer le feu dans un grand fracas, une forme de soulagement s’installa.
L’ambiance était tout autre dans le bosquet où les troupes de l’Alliance du Septentrion s’étaient retirées après leur embuscade. Le chef des berzerker, toujours légèrement sous l’emprise de la fureur d’Odhinn, hurlait sur Vares qu’il dépassait de trois bonnes têtes.

« - C’est une honte ! Un désastre ! Nous ne devions pas laisser un seul gothique en vie et voilà qu’ils s’échappent avec des chariots remplis de nourriture et d’eau ! Nous devrions les pourchasser et les massacrer jusqu’au dernier ! Vous les Changpas n’êtes que des mauviettes ! Vous nous faites repérer et ensuite vous rompez le combat alors que nous pourrions remporter une victoire totale et écrasante ! »

Chacun de ses mots était accompagné de gros postillons et de grands mouvements de bras menaçants. Vares leva la main et lui intima de se taire.

« - Nous devons les laisser partir. Ils raconteront ce qu’ils ont vu, l’attaque qu’ils ont subi. Cela démoralisera un peu plus leur armée. Mais plus important, nous devons les laisser s’échapper car j’ai pris soin d’utiliser mes deux dernières fioles d’huile de foie de fugu pour empoisonner les tonneaux d’eau douce. Cela va tuer un grand nombre de Gothiques, soit en sûr. Maintenant, retournons là-bas, tranchons la tête de tous les hommes de l’Ordre, brûlons les cadavres s’ils ne brûlent pas déjà et repartons dans les bois au nord nous reposer avant la prochaine attaque. »

Dans la nuit, un loup hurla.


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MessageSujet: Re: La bataille de Tyrstädt   Dim 7 Nov - 17:52


[HRP:

Résultat de l'attaque nocturne des forces du Septentrion sur les gothiques.


Côté Changpa-Skaer

17 hommes d'élites blessés, 12 tués.

30 djangdis blessés, 22 tués.

45 skaers blessés, 31 tués.

1 Berzeker blessé.

Côté Gothique

126 hommes blessés, 307 tués.

Tous les vivres ont été épargné. 7 barils d'eau douce sur 25 ont été contaminé par Vares. L'Ordre ne le sait pas.

/HRP]
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Tarik Stefanson
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MessageSujet: Re: La bataille de Tyrstädt   Lun 8 Nov - 12:14

Front maritime:

(ok, aube cinquième jour)

Voyant les navires Gothiques faire demi-tour, les équipages skaers hurlent de joie et appuient fort sur les rames. Les navires béliers partent en chasse des navires Gothiques, le but étant de réussir è en capturer un. Avec le vent contraire et les rameurs, les navires gothiques devraient être rapidement rattrapés, car l'un des avantages principaux de la flotte skaer est sa mobilité et sa vitesse de déplacement, ainsi que la connaissance des courants de la port des équipages, contrairemtn aux lourdes galères gothiques, mème si dépourvue de leurs équipages. Les reste de la flotte en revanche rentre cap à la cité, car une mission plus importante les attend.
Néanmoins, une petite flotte part vers le sud-ouest, 500 pillards determinés, pour mettre à feu les villages gothiques, empisonner les puits, mettre le feu aux récoltes et créer un climat de peur dans le pays chrétien lui-même. les ordres sont clairs: débraquement, pillage et retour aux navires. Ne jamais rester plus d'un jour au même lieu et éviter les affrontements avec les forces gothiques, à moins d'être sur de remporter une victoire facile.

Ravitaillement:

Depuis Tyrsdadt, une flotte importante avait été envoyée pour piller et détruire les lignes de ravitaillement. 1000 hommes, des vétérans aguerris par des années de pillages et de naviguation, des hommes durs et déterminés, portant des arcs simples, des boucliers et des haches. Et parmi eux, Tarik avait décidé de tester la valheur de ses nouveaux alliés, les hommes de xogorod au grand complet, 300 fantassins de première qualité. Les landskip circulèrent de jour, mais loin des côtes pour éviter de se faire repérer. Enfin, 3 heures avant le coucher du soleil, ils piquent vers la côte, à l'assaut des gothiques. Les cornes sonnent l'assaut et les navires lancés à grande allures ne laisseront qu'une petite demi-heure aux gothiques pour préparer la défense et débarque les radeaux qui son totalement exposé face à l'armada skaer. Les quelques archers skaers ne pouvant pas ramer préparent leur flèches et se préparent à larder les gothiques de flèches dès qu'ils seront à portée de tir.
Le soleil est rouge, et l'air est empli des cris des guerriers skaers qui se préparent à faire couler le sang des chrétiens...
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MessageSujet: Re: La bataille de Tyrstädt   Lun 8 Nov - 19:36

Jour 6

Front ouest (terrestre)

La technique consistant à envoyer les pèlerins à la place des gothiques fonctionne plutôt bien. Certes, les pertes atteignent une cinquantaine d’hommes par jour, mais on est confiant : ce sont près d’un millier d’hommes qui suivent la colonne en espérant servir la sainte Croix. Même si nombre d’entre eux souffrent de malnutrition, leur faible bagage leur permet de couvrir les 10km sans efforts, et leurs services dépassent le cadre des missions de bucherons : éclaireurs, messager au sein de la colonne, chacun est récompensé en eau et en nourriture une fois sa mission accomplie. Ils sont de plus plus discrets que les gothiques et leurs groupes se font moins souvent reperer, bien que l’on retrouve leurs cadavres mutiles plusieurs fois par jour.
L’armée a maintenant un autre soucis : le ravitaillement pourrait bien être mis à mal. Les premiers cavaliers arrivèrent à l’aurore : Le premier convoi avait été attaque cette nuit par des vikings disposant d’armes inconnues, et bien entraines. Discrets, qui plus est ! Voilà que ces fiers guerriers attaquaient de nuit … La nouvelle de la mort de 300 des leurs avait frappe les gothiques qui, rageurs, se promirent de se venger en rayant Tyrstadt de la surface de la Terre. On se proposait de faire demi-tour pour les seconder, mais les généraux refusaient : Il fallait entendre raison. Une fois à Tyrstadt, tout devrait aller mieux. On bâtirait une double enceinte autour de la ville et les attaques de nuit ne serait plus à craindre. La vigilance fut redoublée, on savait que l’armée ennemie n’était pas cantonnée a Tyrstadt.
Bisol, furieux, maudissait Tarik et ses hommes, ces lâches, qui ne respectaient pas les règles de la guerre occidentale. Ils allaient payer cher leur insolence.
Ludwig, quant à lui, était septique : Si les ravitaillements n’arrivaient pas, il faudra créer un nouveau corps de ravitaillement.
Adolf restait calme. Il se doutait que les négociations des vikings avec Tamascala ou les changpas avaient portes leurs fruits. Il pensait aussi que les ‘ours-machins’ lies aux chamans pourraient être impliques. Sortir sa légion était risque… il hésitait. Les vikings ne s’attendaient certainement pas a voir débouler des guerriers surentraines en armures lourdes, adeptes de la ruse et des combats d’usure. Il faisait confiance a ses hommes pour pister et massacrer les groupes embusques, mais il voulait plus d’informations sur leur nombre, leur position et sur les plans de Tarik. Le chef des orques était un malin, il allait faire face et s’adapter suite a la catastrophe. Les dégâts restaient minimes si l’on considérait l’attaque nocturne et les gothiques sans armures… Il repartit le matin même avec ses hommes plus 500 autres pour rejoindre leur convoi, prendre les vivres, soigner les blesses et renforcer leur escouade. Il arriverait dans la soirée, la distance à parcourir n’étant que de 30 à 40 km en fonction de l’avancée du second convoi et ses hommes étant à vide pour le retour.




Ravitaillement
Dans sa furie, le Landmeister faillit perdre contrôle et lancer sa cavalerie décimer les attaquants. Il fini par se raisonner, de justesse. Il n’en croyait pas ses yeux : les vikings s’étaient comportes comme des impériaux, en mauviettes attaquant un ennemi pendant la nuit. On pouvait supposer que leur attaque serait a craindre a nouveau une fois la nuit tombée. Il ne soupçonnait pas que son eau était empoisonnée et que Tarik allait débarquer. Le malheureux général décida que l’on ferait nuit blanche et dormirait de jour. Les sentinelles repéreraient l’ennemi de loin, et si ils attaquaient de nuit, on serait en armures. Les hommes firent grise mine en apprenant cette nouvelle, et leur moral en pris un coup. Leur effectif était passe de 2600 à 2000 hommes valides, et enterrer leurs compagnons avait porte préjudice a leur humeur combative. Le Landmeister, cependant, prononça un discours haineux et fanatique qui fit passer les gothiques d’un état dépressif a un état haineux. On hait les ennemis pour leur lâcheté, pour les vies de ces compagnons chers et loyaux qu’ils avaient volés. La colonne se remit en marche sans changer la formation de la veille. Cinq balistes ornaient a présent des radeaux devenus forts stables. Ces maudis mâcons finissaient par se rendre utile… Mais pas plus de cinq balistes, avait on insiste. Les projectiles suivaient de bon train, les maçons ayant plus de temps que les soldats pour s’adonner a leurs activités.
Ce fut vers midi que les premiers symptômes apparurent. Les hommes vomissaient, hurlaient de douleur et priaient le Seigneur de les aider a surmonter cette nouvelle épreuve. Le Landmeister était écroule : Un tiers de son armée se tordait sur le sol, et les maçons criaient au poison. Certains purent être soulages par l’absorption de charbon de bois, mais la plupart ne pouvaient plus avancer. L’armée du s’arrêter. Le commandant, heureusement, ne soufrait pas de cette infection. On vida l’eau, rapidement incriminée, surtout après que les maçons aient examine ses propriétés. Les barils avaient êtes contamines cette nuit. On ne s’attendait pas a cela : Des vikings se battaient de jour, ou en tout cas contre des ennemis armes, et ils n’employaient pas le poison. La haine empli le cœur des hommes. A deux heures, l’armée monta un camp, on du se passer de tentes. Les vivres passaient avant tout, et les bâches épargnées furent réquisitionnées pour les protéger. On choisit une zone dégagée, similaire a celle de la veille, à une trentaine de mètres de la plage et sans le moindre bosquet dans les environs, si l’on exceptait quelques arbres isolés. On doubla le nombre de sentinelles et on changea leur armement et leur technique : armures légères et l’audition plutôt que l’armure lourde et la vue : Elles devraient s’aplatir sur le sol et ne plus bouger, invisibles aux yeux de l’ennemi mais alertes au moindre son. Les soldats garderaient leurs armures, faute de mieux et terrorisés a l’idée d’une nouvelle attaque. On transférât les balistes sur la colline et les radeaux furent tirés sur la plage. On redoutait une attaque, mais pas par la mer.
Lorsque les premiers cris d’alertes furent donnes, fin d’après midi, le camp était prêt. Du moins, les hommes étaient organisés et les vivres rassemblées.
Poussant un juron en voyant la flotte arriver à toute vitesse, le commandant donna ses ordres :
Qu’on ramène les radeaux, que les phalanges forment un périmètre défensif en haut de la colline et que les cavaliers se forment à une centaine de mètres de la colline. Déjà sur le qui-vive, les hommes s’exécutèrent rapidement, et lorsque Tarik arriva, les gothiques étaient prêts.
Résumé de notre postions ( on a eu le temps de bien choisir, vu notre halte forcée…) :
-Coline (légère pente, quasi nulle), terrain dégagé, à une trentaine de mètres de la plage
-Les cavaliers hors de la colline
-Cinq balistes sur la colline
-Phalanges sur la colline (périphérie)
-Vougiers derrière les phalanges, puis infanterie de mêlée avec le général
-Radeaux sur la colline, au centre
-Adolf arrive avec 3100 hommes et sera là d’ici une heure.

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MessageSujet: Re: La bataille de Tyrstädt   Lun 8 Nov - 20:49

Cette fois enfin, un véritable affrontement va avoir lieu. Les deux forces en présence se font face, il n'y aura pas de ruse par le poison ou d'attaque de nuit. Rien que le chant des armes et les cris des blessés. Des membres tranchés, du sang engorgeant le sable, des viscères se répandant, les blessés agonisants piétinés à mort par les vivants combattant de haute lutte pour la gloire. Tout ce que les hommes, virils et puissants, se sentant pousser des couilles de taureaux à ces récits, aiment. Les voiles s'avancent, grands oiseaux blancs glissant sur l'écume. Le vent frappe de l'est, donnant une grande rapidité à l'avance de la flotte mais présageant des problèmes pour rentrer. Que cela ne tienne, les nordiques vaincront! A voir la haine sur les visages, la puissance des bras musculeux qui poussent sur les rames on ne doute de leur victoire contre les gothiques, réduits presque de moitié, décimés par le poison et l'attaque nocturne. Ils se sont regroupés en haut d'une colline, créant une puissante phalange autours des provisions. Déjà, quelques maçons s'activent près des balistes. Ils ne sont pas aidés des servants, mais ils se savent capable de tirer un ou deux jets avant que les nordiques soient au contact.
Soudain, ils sont à portée, les cordes des balistes claquent. Cinq longs javelots s'envolent dans le ciel, gracieux. Ils glissent dans l'air avec aisance et s'abattent soudain avec fracas. Un traverse un voile, un autre un nordique. Le résultat est presque le même, la cible est traversée, laissant un petit trou, signe du passage du projectile. Les balistes ne sont pas vraiment efficace à part un sentiment de crainte envers cette mort venue du ciel. Les hommes se jettent à l'eau. Ils se regroupent, car ils savent que mise à part les balistes, les gothiques n'utilisent pas d'armes de jet et qu'une charge de cavalerie serait aussi stupide qu'invraisemblable. Ils s'avancent, formant un gros groupe contact, hurlant à mort contre ces ennemis. Des piques et des haches s'agitent, mais la bataille pas encore commencée, ils obéissent encore au général. Une sorte de mur de haches et d'épées est créé à une septantaine de mètres des forces de l'Ordre. On voit les visages, on regarde son ennemi et on hurle sa haine, autant pour faire peur que pour chasser la sienne. En face, les gothiques restent de marbre, puissamment ancrés dans leur position. Et soudain, c'est la charge. Un millier d'hommes, entrainés par un téméraire qui voulait plus rapidement en finir que les autres. Ils prennent leur élan, ils courent sus à l'ennemi, sur le mur de lance, apparemment sans tactique. Cependant, l'assaut était quand même coordonné. A moitié de parcours, ils voient l'ennemi flancher, comme subir une attaque de mouches. Et pour cause, près de deux cent flèches viennent de tomber, tuant et blessant. Et c'est le contact, la mêlée. Les premières lignes se jettent sur le mur de lance, aplatissent les longues armes à terre au prix de dizaines de morts et arrivent au contact, ou les lances ne servent plus à rien. Les troupes de mêlée de l'Ordre, juste derrière les phalanges, se jettent à l'assaut. C'est le chaos. Personne n'avait prévu un assaut aussi brutal et simple.
Les nordiques, plus habitués au corps à corps de proximité avancent dans les forces de l'Ordre et les obligent à reculer, au centre. Ils forment ainsi une sorte de fer à cheval où les nordiques seraient le centre et le métal les gothiques. La bataille s'annonce mal pour les boîtes de conserve.
Cependant, les archers sentent soudain la terre trembler. Des cavaliers! C'est la panique, ils tentent de s'enfuir mais se font faucher par les puissantes montures et leurs mortels cavaliers. La troupe d'archers et vite disloqués et ils courent dans tous les sens. Le régiment monté se rassemble et charge les nordiques par derrière. Ce qu'ils ne savent pas, c'est que de l'autre côté, c'est aux Changpas et à leurs alliés de passer à l'assaut. Flèches bourdonnantes, ils ont attendu la der des der pour agir. Ils se retrouvent à un mur de lances, mais se doivent quand même d'essayer d'aider les Skaers. Les pointes frappent les boucliers, mais le commandant gothique a sauvé son armée en laissant une phalange dirigée en arrière. Les Changpas ne peuvent rien faire et ne veulent pas charger.
Au centre de la bataille, c'est encore plus le chaos. Les cavaliers sont entrés dans la danse et les nordiques sont maintenant quasiment encerclés, ils ne leur restent plus qu'une petite porte de sortie, vers la plage. Bientôt, un homme court vers les navires. Ensuite un autre, puis encore un et voilà les Skaers courant vers les navires et la sûreté toute provisoire que leur offre la mer. Des archers, restés en retrait couvre leur fuite et poussent déjà les navires à l'eau. Les chevaux poursuivent les fuyards, tuant sur leurs passages. Les nordiques remontent sur leurs bateaux, mettent les rames et s'éloignent du rivage, tirant sur cet ennemi honnis. Au loin, ils aperçoivent un nuage de poussière. C'est les renforts gothiques.
Alors que les cavaliers se tournent pour faire face aux Changpas, c'est bien trop tard. Ceux-ci se sont déjà depuis longtemps évaporés. Finalement, on se regarde. Ce n'est pas passé loin, quelques minutes de plus et la ligne gothique aurait lâchée. De plus, les nordiques ont tellement fait reculer les troupes de l'Ordre que tout ce beau monde s'est battu dans les victuailles. La plupart de la nourriture est gâchée. Ce n'est pas grave, car les embuscades se feront plus rares dorénavant et le corps principal a encore suffisamment de réserve.

[HRP:

Résultat de la bataille

Côté Ordre:

726 tués ou morts par blessures - 54 blessés

Côté Skaer - Xogorod

Skaers:

461 tués - pas de blessés

Xogorods:

201 tués - pas de blessés

/HRP]
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Vares
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MessageSujet: Re: La bataille de Tyrstädt   Lun 8 Nov - 21:55

Le chef des berzerker frappait déjà depuis plusieurs minutes un tronc massif. De gros morceaux d’écorces et de bois étaient arrachés à chaque fois que son poing immense s’abattait. C’était ça ou alors il réglait son compte à ce prétentieux de Changpa chevaucheur de vache.

Vares de son côté ne prêtait guère attention à ce qu’il jugeait être une bonne grosse crise de gosse à qui l’on vient de retirer son biberon…A condition que le biberon ait été rempli de sang de chrétien bien entendu. Il s’occupait plutôt à écouter les rapports de ses sentinelles et lieutenants.

300 morts lors de l’embuscade du convoi, autant égorgés dans les bois par ses sentinelles, 500 autres avaient succombé dans d’atroces souffrances après avoir bu de l’eau empoisonnée et quelques dizaines de plus étaient tombées sous leurs flèches lors de la deuxième attaque des troupes de ravitaillement. Sans compter la perte dudit ravitaillement qui ferait sans doute souffrir un peu l’armée gothique principale. De son côté, il n’avait à déplorer la perte que d’une soixantaine de guerriers dont la moitié étaient des Skaers. Quelques blessés, mais rien que le moine médecin ne puisse guérir très rapidement.

Quoiqu’en dise la grosse brute botanicide, le bilan était plutôt positif pour une première semaine de campagne. Et hormis ce dernier, tous les soldats s’étaient allongés aux pieds des arbres. Lovés entre les racines, ils savouraient la sensation du soleil et du vent sur leurs corps fourbus. Certains étaient endormis depuis le matin et étaient désormais recouvert d’une couverture de feuilles mortes. Vares lui aussi décida d’apprécier le paysage automnale qui s’offrait à eux et entra en méditation sous le feuillage d’un grand arbre fruitier.

L’automne était bien avancé, mais il savait qu’il retrouverait ses montagnes avant les premières neiges…du moins l’espérait-il.
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Tarik Stefanson
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MessageSujet: Re: La bataille de Tyrstädt   Mar 9 Nov - 14:01

Jour 7

Tyrsdädt

Tarik écoutait le rapport des commandants de l'attaque sur les Gothiques. Apparement, malgré les pertes un peu nombreuses à son gout, celà paraissait une réussite. Et celà allait effriter peu à peu la confiance des moines jouant aux soldats. Celà se présentait de mieux en mieux, les fortifications avançaient bien, les piéges se perfectionnaient et les quelques machines de sièges volées et copiées se faisaient maitriser de moins en moins mauvaisement par les quelques ingénieurs présent, il est vrai bien aidés par les mercenaires de tamscala, plus familiers avec ce genre de machines.
Un autre motif de réjouissance pour Tarik était l'arrivée de renforts, 1000 hommes venus du Nord après s'être regroupés à Skaerburg. Et dans une autre semaine, d'autres vienderaient, rétablissant l'équilibre numérique des forces en présence.
Et il avait d'autres plans, pour éprouver le légendaire mais pas infaillible moral gothique... Pour celà il aurait beosin de son allié Vares, à qui il enverrait un corbeau ( HRP =MP) pour l'informer de ces plans le nécessitant. Mais il y avait autre chose. Apparement, la nouvelle tactique gothique était de marcher de nuit, et de se reposer de jour. Tarik était resté perplexe quant à l'intelligence des généraux, mais si on lui offrait plus de possibilités de faire couler le sang des Gothiques, il n'allait pas s'en plaindre. Il ordonna à deux troupes de 480 hommes (=2 *12 landskips) de se préparer. L'une allait toucher le moral, l'autre les précieuses provisions de l'Ordre.

Front maritime sud

HRP attente des résultats du maitre pour la poursuite, j'éditerai plus tard.

Ravitaillement, nuit entre le 8 et 9ème jour

Convoi de ravitaillement des loups.

Les 12 landskips filaient doucement sur la mer, sans bruit et sans lumières, mais chargé de promesses de mort pour le convoi Gothique. Les guerriers de cette troupe avait été choisi selon leur capacité à garder un certain sang froid durant l'action, c'était une mission qui nécéssitait un peu plus de tact que d'habitude, du moins avant l'action proprement dite. Les gothiques, éclairés par les torches qu'ils portaient, étaient clairement repérables, mais leur vision en était durement touchée et ils ne pourraient pas voir les navires avant qu'ils ne soit trop tard.
Les skaers, en plus de leur équipement habituel, portait de grandes cordes avec des grappins à leur extrémités. Le but était de priver l'Ordre de provision, et avec un peu de chance de le faire rapidement et avec le minimum de pertes. Et si on tuait des moines dans l'action, c'était celà de gagner... Le Hersir chargé de la mission leva la main, signale du début de l'opération.
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MessageSujet: Re: La bataille de Tyrstädt   Mar 9 Nov - 18:42

Jour 8

Compliquée. C'est ainsi que l'on pourrait définir la situation actuelle. Autant, aussi simplement que bonjour, l'armée gothique avance vers Tyrstädt, autant le front maritime s'élargit d'ouest en est, le ravitaillement trouve parades et contre-parades. Et surtout, surtout! bien au sud, là où personne ne l'attendait - surtout les gothiques, en fait -, arrive une nouvelle menace... Mais ne nous avançons pas trop vite, car il y a encore du sang qui va couler sous et sur les ponts avant que cela n'arrive à terme. Penchons-nous tout d'abord là où c'est le plus simple: le corps principal de l'armée Gothique.

Armée principale gothique, huitème jour

95 km, l'armée a bien avancé tous ces jours. Au delà des espérances des généraux et des craintes ennemies. Les soldats ont maintenant parcourus plus de la moitié des 143 kilomètres qui les séparaient de Tyrstädt. Dans le corps principal, les bonnes nouvelles pleuvent. On avance bien, le moral est de nouveau à la hausse et surtout on pense avoir trouvé la cause des maux de ventre des soldats. Après avoir distillé l'eau, il suffit de faire infuser un peu d'écorces d'arbres. Cela donne un goût affreux à la boisson, certes, mais les troubles digestifs s'en retrouvent amoindris. Personne n'a encore déterminé la cause de cette maladie, mais ils trouveront peut-être bientôt.
48 kilomètres. Cela nous donne encore 5 jours, peut-être quatre. Les soldats hurlent! Bientôt, leurs lames vont goûter du sang de l'ennemi...

Ravitaillement, huitième jour

La terre tremble, la poussière se lève. Partis de loin, l'écume sur les chevaux en témoigne, près de 1'500 chevaux galopent le long de la côte. Ils sont lourdement chargés et se dépêchent, car aucun homme n'a envie de passer une nuit sur ces rivages inhospitaliers qui sont déjà gorgés de sang des gothiques. Cependant, ils ne peuvent faire autant de trajets en une étape et doivent absolument camper. Ils cherchent donc un bivouac et s'arrêtent bien avant le crépuscule pour monter le camp. Cette fois, ils ne seront pas pris au dépourvu. Ils sont presque certains de se faire attaquer, alors ils se préparent. Ils creusent même de petites fosses qu'ils recouvrent de branches mortes; aucun ennemi ne pourra se rapprocher sans faire de bruit et donc être démasqué. Ainsi, ils auront le temps de se lever. Alors que les dernières lueurs de l'astre éclairent encore la terre, les gothiques reçoivent deux milliers d'hommes à pieds, les renforts venus du corps principal à leur rencontre. Ils pourront passer la nuit au calme... Ou du moins, le croient-ils.

Front maritime est, sixième jour


Les galères s'étant enfuies, beaucoup de navires Skaers font demi-tour vers de plus grands projets, mais certains gardent le même cap. Ils veulent capturer un navire gothique et dîneront sur les cadavres de leurs ennemis. Lents, les gros navires du sud peinent à distancer les nordiques qui sont bientôt à portée de tirs de flèches. Des volées partent de chez les vikings, mais rien de chez les gothiques. Tous les navires prennent en chasse deux bâtiments, qu'ils encerclent et montent à l'abordage sans autre forme de procès. Le massacre est total. Les guerriers de l'Ordre se battent à un contre cinq, voir un contre dix.
Les derniers cadavres tombent à l'eau, les survivants sont déçus. Si peu de résistance? Soudain, les deux navires tanguent. Paniqués et sachant ce qu'il se passe, les Skaers regagnent promptement leurs navires. Ils ne peuvent que s'apercevoir, navrés, les deux grands bâtiments qui s'enfoncent dans les eaux, victimes de sabordage suicide des capitaines obéissant à l'Ordre.

Front maritime ouest, huitième jour


Après avoir fuit devant les nordiques, les galères rentrent au port. Cependant, une autre flottille se prépare. Il s'agit là de navires de transport. Grande flotte déterminée à aller aider le corps principal, ils font voile vers le nord. Le trajet se passe plutôt bien, un petit vent d'est permet de prendre le courant par tribord et donc d'avancer rapidement. Cependant, à l'aube du huitième jour, ils aperçoivent plusieurs voiles à l'horizon, sous le vent. Ils ne peuvent rien faire, car fuir à l'est ne mènerait à rien, car il n'y a que la terre. Ils continuent donc leur route, espérant que le vent tourne avant d'être trop proche. Le vent tourne pas. Les voiles ne sont autre que les pillards envoyés par Tarik attaquer les côtes gothiques. Pour le moment, aucune des factions n'a de nouvelles de l'affrontement.

[HRP: suite suit. Ne postez pas tout de suite.]
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MessageSujet: Re: La bataille de Tyrstädt   Mar 9 Nov - 21:19

Ravitaillement, dans la nuit du huitième au neuvième jour.

Les Skaers débarquent. Les Changpas attendent. Sans bruit, les attaquants venus de la mer marchent silencieusement sur le sable. Epée aiguisée, arc prêt, la mort rôde et s'approche de la colline vers laquelle se trouve le camp gothique. Il est spécialement calme. Les nordiques entourent le camp silencieusement. Soudain, le signal est donné et ils chargent.
Quelques minutes plus tard, ils s'arrêtent et regardent, dépités, la colline déserte. Les gothiques ne se sont pas arrêtés à l'endroit habituel. Il n'y a personne. Cette nuit, nul sang ne coulera.
A l'aube, bien plus à l'est, les chevaux sont harnachés, les provisions mises en selle et on part direction le camp principal, qui sera atteint sans problème.
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MessageSujet: Re: La bataille de Tyrstädt   Mar 9 Nov - 21:23

Jour 10

Corps principal.

L'armée continue d'avancer. On est heureux car bientôt, on sera à Tyrstädt et on tuera du Skaer et du Changpa. Le moral est au bau-fixe. Plus de problèmes gastriques, l'armée marche sous le soleil en chantant. Un chant de mort et de désolation pour les ennemis, mais un chant pieux qui loue le Seigneur. Rien ne peut arrêter les gothiques, ils sont invincibles sur la plaine ou une épée à la main. Kilomètre 117. Plus que 26 bornes. Trois jours.

Ravitaillement

C'est pas possible ce que ça peut manger 20'000 hommes en marche. C'est d'ailleurs le plus grand problème des gothiques, ça, le ravitaillement. Un convoi est encore parti, escorté par 1'500 cavaliers qui vont bientôt se faire rejoindre, à la nuit, par 2'600 soldats à pied. Une méthode qui compile la rapidité avec la protection quasi-parfaite du convoi. Les Skaers ont d'ailleurs déjà été surpris en attaquant complètement au mauvais endroit. Mais ils veulent leur revanche et vont l'avoir. Personne n'échappe à la fureur d'un berzeker. Le convoi est parti dans la journée et à pour le moment rencontré aucun problème. Ils chevauchent dans l'après-midi, lorsqu'ils passent à une petite centaine de mètres d'un bosquet...

[HRP: à prendre ou à laisser et me confirmer par MP]
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MessageSujet: Re: La bataille de Tyrstädt   Mer 10 Nov - 11:41

Jour 10

Corps principal

Bisol commence à retrouver le sourire. Les hommes aussi. Ces satanés maçons ont fini par trouver solution à cette eau insipide, faisant infuser herbes, écorces et autres minéraux de leur connaissance dans les boissons distillées. D'ailleurs, on avait frôlé le scorbut, les hommes manquant de minéraux. Ils reprenaient du poil de la bête. Leur lente avancée avait au moins un avantage : Ils ne se fatiguaient pas outre mesure. En fait, comparé à leur entrainement journalier auquel ils étaient coutumiers, cette campagne ressemblait presque à une promenade. C'était sans compter les petits aléas du voyage, évidement. Adolf avait fait part à l'HochMeister de ses soupçons : Lorsqu'il avait été secourir le corps de ravitaillement, il avait relevé le peu de traces laissées par l'armée attaquant sans cesse les convois. Les flèches tirées n'étaient pas celles des vikings, et on avait vu parmi eux des Bersekers, lequels avaient renoncés à attaquer ! On ne tromperait pas l'OrdenMarschall : Les vikings avaient reçu l'aide d'une autre faction. Pas les impériaux, mais peut-être les confédérés. Ce style collait bien aux soldats d'Antinoe de Timgati : Fourbe, lâche, discret, efficace. Il ne pensait pas que les changpas, ces pacifiques montagnards, auraient pu s'impliquer dans ce conflit. L'idée ne lui effleura même pas l'esprit. La nouvelle des 500 hommes morts empoisonnés par l'eau avait faillit couter la vie des maçons impliqués dans la filtration. Adolf avait rapidement compris qu'il s'agissait d'un poison, et que l'attaque de nuit qu'ils avaient subi était liée à l'évenement. Bien joué, se disait-il. Une centaine de blessés et 800 blessés sans subir de pertes notoires. Ces ennemis étaient malins. Mais il allait leur montrer que la partie ne serait pas facile pour autant. Il avait donné l'ordre de changer radicalement les ravitaillements, envoyé sa missive au GrossKomtur à Gnosia par pigeons et entreprit de ramener tous les soldats auprès du corps principal. La force de leur ennemis résidait dans leur imprévisibilité. On allait leur montrer que l'Ordre pouvait, lui aussi, surprendre ses adversaires.

Ravitaillement

Les écuyers sont fiers leur mission. Leur OrdenMarschall avait été clair : Leur rôle était crucial dans la campagne, et de leur réussite dépendait le sort des chevaliers. Ils devaient agir vite, éviter les affrontements, voyager léger et éviter de se faire embusquer. Pour la plupart âgés de 20 à 25 ans, ces hommes n'étaient pas aguerris. Mais ils étaient vifs, pleins de fougue, et déjà fanatisés. Le chef du convois, un écuyer de 35 ans, servait son chevalier depuis près de 20 ans, et il avait déjà guerroyé à ses côtés. Leurs chevaux, aussi robustes que ceux de leurs homologues, n'étaient pas aussi bien protégés. Cavaliers légers et de soutien, les écuyers ne devaient pas charger dans la mêlée, mais plutôt poursuivre archers et troupes en déroute. Leur rôle avait changé : Leurs montures chargées d'une centaine de kilos de vivres se mouvaient à une vitesse comparable à celle des montures caparaçonnées. Il fallait à tout prix éviter les affrontements. La méthode était simple : Eviter de s'approcher à une portée de tir d'un endroit où les ennemis pourraient se terrer, et galoper si on les repérait, afin de les contourner, tout en envoyant dix hommes délestés de leur chargement pour prévenir le convois principal de la position des ennemis, recevant ainsi le soutien de 3500 cavaliers lourds très rapidement. La vitesse d'un cheval gothique au galop, si il n'était pas chargé, avoisinait les 50 km à l'heure, trop rapide que pour être intercepté. Chargés comme ils l'étaient, ils avaient pu constater que la vitesse se limitait à une quarantaine de km par heure, avec risque de perdre des vivres. Le trot, plus stable, les porterait à une trentaine de km à l'heure hors de portée des ennemis, le temps de trouver une voie plus sûre pour passer. Or de question de tomber dans un piège grossier ou de passer par une zone à risque.
Arrivés à une centaine de mètres du bosquet, le chef temporaire des écuyers scrute l'orée, et fait signe à ses hommes de se tenir près. Il aurait du faire un crochet plus large, mais perdu dans ses pensées, il n'y avait pas prêté grande attention.

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Vares
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MessageSujet: Re: La bataille de Tyrstädt   Mer 10 Nov - 22:42

Vares appréciait de plus en plus les Gothiques. Il trouvait touchant leurs notions d’honneur et de jusquauboutisme. Il avait presque l’impression de les aider à éviter une étape inutile dans leur cycle d’existences en les massacrant. Ce genre de réflexions étaient bien loin de ce que les moines lui avaient apprit mais cela l’amusait follement. Presque autant que lorsqu’il lût le rapport lui indiquant qu’un convoi de 1500 cavaliers tout juste pubères et montés sur des chevaux non-caparaçonnés empruntait une route passant à proximité du bois où il avait rejoint une partie du débarquement skaer quatre jours plus tôt.

Et ils arrivaient. Même à 300 mètres Vares pouvait sentir le doux parfum de l’insouciance adolescente et de l’endoctrinement religieux fanatique. Et c’est avec un sourire en coin qu’il fît signe à ses hommes de se mettre en place.

Trois cents chevaucheurs de yaks jaillirent des sous-bois au galop dans un nuage de poussière et un grondement assourdissant et se disposèrent en une longue ligne de manière à couper la route aux nouvelles recrues de l’Ordre. Ces dernières s’arrêtèrent sur le champ. L’homme de tête – le capitaine sans doute à en juger par sa barbe et sa mine hautaine- leva le poing pour stopper la colonne, se retourna vers ses hommes et estima, qu’à trois contre un, ils avaient leur chance contre cette bande de ploucs en rideaux noirs. Il tira son épée au clair et chargea, suivi par le reste de sa troupe qui hurlait sa haine des ennemis du Seigneur.

Une vingtaine de changpa mît pied à terre et s’avança de quelques mètres. La moitié d’entre eux portaient de longs et larges tubes de bambous et mirent un genou au sol avant de porter leur chargement à l’épaule. L’autre moitié se contenta de sortir des briquets de leurs ceintures.

L’air narquois de Vares ne s’était pas évanoui. Il allait gaspiller plus de poudre noire que ce qui était recommandé, mais il aimait mettre une touche de festif dans ses batailles. Lorsque les écuyers furent à environs 70 mètres du petit groupe il poussa un bref cri.

Le fer des briquets tapa contre la pierre…

Les mèchent prirent et se consumèrent presque instantanément…

Une charge de Gothiques s’effondra, plusieurs Changpas aussi…

La première ligne avait été littéralement mise en pièce par les flammes et les nombreuses flèches propulsées hors des fûts de bambous par l’explosion de la poudre. Bien que les porteurs aient été aussi réduits en pièce et que plusieurs débris et flèches s'étaient retournés contre leurs utilisateurs, tuant quelques cavaliers, cela avait fait bonne impression. Vares était plutôt satisfait. Le reste des Changpas s’était disposé en arc-de-cercle et avait décoché une volée de flèches dans les destriers mal protégés tout de suite après les détonations. Des gerbes de chair, de sang et d’os giclaient dans les airs tandis que les chevaux s’écrasaient les uns après les autres sur les corps de ceux qui les précédaient. Les cavaliers étaient broyés sous le poids de leurs montures ou simplement piétinés. On pouvait clairement entendre le craquement des os émerger du chaos des hennissements et des cris. En quelques secondes qui parurent une éternité, un monticule mi-équin, mi-humain s’était élevé.

La dernière ligne de la colonne parvinrent à sauter par-dessus leurs camarades et à forcer le blocus. La chose était d’autant plus facile que leurs adversaires s’écartèrent sur leur passage... Et même s'ils l'auraient fait, arrêter une telle charge avec une seule ligne eut été suicidaire.

Vares jugea que laisser 430 Gothiques paniqués s’échapper serait son quota de compassion pour la journée.

« Bien !., songea-t-il. Ils vont appeler des renforts, il s’agit de ne pas traîner maintenant. »

Son bras décrivit un cercle dans les airs.

Les chevaucheurs de yaks encerclèrent les jeunes écuyers qui se relevaient difficilement de leur chute spectaculaire. Leurs arcs étaient tendus, ils attendaient l’ordre de leur chef.

Un dernier Gothique émergea des cadavres de chevaux. Son visage était atrocement brûlé et tuméfié, ses oreilles avaient été arrachées par le souffle de l’explosion, plusieurs flèches étaient plantées dans sa jambe droite et son bras gauche ne tenait que par un lambeau de peau et de nerfs. Le capitaine avait miraculeusement survécu à la poudre à bout portant et à la masse d’une cohorte sur son corps. Le soldat rassembla ses dernières forces et brandît son épée devant le chef changpa, décidemment impressionné par la résistance et la volonté de ses ennemis. Entre deux gargouillis l’homme parvînt à articuler :

« Venez vous battre comme des hommes ! Lâches ! Pleutres ! Sous hommes ! »

A sa surprise, les hommes vêtus de noir et montés sur des bêtes à corne au pelage hirsute se retirèrent lentement mais sûrement. Avaient-ils décidé de les laisser vivre ? Ce serait là le comble de la lâcheté. Mais il était convaincu que la bassesse morale de ces hommes là qui se battaient à distance n’avait d’égal que les sommets de leur fourberie. Ah ça ! Pour utiliser des arcs, du feu et du poison dans les ténèbres il y avait foule ! Mais dès qu’il s’agissait d’un petit corps à corps pour une mort noble, on pouvait toujours attendre !

Si ses tympans n’avaient pas éclatés et que le sang ne coulait pas dans son œil valide, il aurait sans doute pu repérer la charge des 500 skaer qui étaient restés embusqués dans la petite forêt durant la débandade…

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Tarik Stefanson
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MessageSujet: Re: La bataille de Tyrstädt   Jeu 11 Nov - 11:05

Les skaers avaient observé avec attention la tactique des Changpas, et avaient été impressionné par les armes étranges tuant à la fois l'homme tenant le tube que les ennemis en face de lui. Les nordiques étaient perplexe face à cette tactique, mais si elle servait pour tuer des Gothiques, c'était une bonne chose. Et c'est vrai que celà donnait un air de fête à une bataille, avec des feux d'artifices et des explosions dans les aires. Yvan Erikson, Hersir d'un petit village non loin de Skaerburg et commandant des skaers présent, donna l'ordre de préparer les haches, et les amre de contactes, le moment allait venir d'achever les travail si bien commencé par les changpas.

« Venez vous battre comme des hommes ! Lâches ! Pleutres ! Sous hommes ! »

*Bien, il s'adresse sans nul doute à nous, nous allons donc lui faire plaisir!*

"Pour Odin et Tarik, je ne veux aucun survivant!!!!!"

Dans un hurlement sauvage, les 400 (HRP: oui, pas 500) skaers chargèrent les écuyers désorientés: d'abord le feu et les flèches d'hommes en noir, et maintenant, semblant surgir de l'enfer, une horde de pillards qui les chargeaient haches à ma main et bave aux lèvres. Quant on a 21 ans, tout endoctriné que l'on soit, c'est un choc pour l'esprit et le corps. Les corps qui furent mis à rude épreuve par la charge des skaers qui découpèrent joyeusement les Gothiques survivants, achevant les blessés et étripant les quelques homems indemnes mais sous le choc. Sans organisation, démoralisés et choqués, les écuyers n'offrierent que peu de résistance aux pillards, qui achevèrent le massacre en moins d'un quart d'heure.
Une fois le dernier Gothique achevé dans une grande gerbe de sang jaillissant de sa tête tranchée, Yvan fit rassembler ces hommes et donna l'ordre de départ. Les cavaliers s'étant échappés allaient sans doute trouver des renforts rapidement, il ne fallait pas trainer et regagner les navires postés non loin sur la côte. La troupe s'élança en courant, les quelques blessés étant soutenus et portés par leurs camarades indemnes. Yvan souriait, rien ne valait sentir le sang chrétien dans la douceur de l'après midi... Une petite demi-heure de course dans les colinnes et les navires seraient rejoints, et se serait retour à la sécurité de la mer, propriété incontestée, du moins pour le moment, des skaers face aux gothiques.
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MessageSujet: Re: La bataille de Tyrstädt   Sam 13 Nov - 11:08

Jour 13

Cette fois, on y est. La grande armée gothique est aux pieds des murailles de Tyrstädt. Les Skaers, les quelques confédérés qui se demandent définitivement ce qu'ils font là et les autres s'activent sur les remparts. On met en place de grands chaudrons où bouillent de l'eau de mer. Contrairement aux croyances populaires, lors d'un siège, on ne balançait pas d'huile bouillante sur les adversaires. Pourquoi gâcher une matière si précieuses alors que les contenus des fosses sceptiques chauffés jusqu'à ébullition suffisaient amplement? Oui, bon, bien sûr c'est un peu moins classe de balancer son caca qu'une super arme destructrice de la mort.
Les gothiques entourent rapidement la cité. Rien ne peut les arrêter. Ils déracinent lest troncs calcinés, créent des tranchées pour construire une double enceinte. Les ingénieurs s'activent pour mettre sur pieds leurs catapultes et trébuchets. A trois cent mètres des murailles, on creuse, on plante, on se prépare au siège qui ne durera pas longtemps. Du moins, tous les attaquants l'espèrent. Ils veulent être rentrés pour l'hiver dans leurs grandes forteresses. Peut-être est-ce le cas, mais tous savent que certains resteront ici pour toujours. Alors, bien que l'ambiance soit joyeuse, on sait clairement une toile de tension qui étend ses fils sur toute l'armée.
Et en face! Ah, rions! La désorganisation efficace à son comble. Le premier monte les pierres. Le second les redescend et le troisième les remonte. Et oui, des fois, il est utile d'avoir une intendance très bien organisée. Les soldats, inquiets, regardent les ennemis s'installer. Ils savent qu'ils ne vont sûrement pas attaquer aujourd'hui. Mais, finalement, qui sait?
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Vares
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MessageSujet: Re: La bataille de Tyrstädt   Sam 13 Nov - 13:07

Yongdzin ne culpabilisait pas beaucoup, malgré les regards désapprobateurs que la troupe lui lançait depuis deux jours et la sévère remontrance que lui avait adressée Vares. Les hommes étaient volontaires et étaient tout à fait au courant des risques encourus. L’humidité, la sécheresse, le soleil, un mauvais tassage de la poudre, autant de paramètres qui auraient pu être accusés d’avoir causé la perte des vingt hommes qui n’avaient pas eu besoin d’une cérémonie rituelle pour être taillés en pièces avant d’être engloutis par les charognards…

Pourtant tout le monde semblait incriminer le Maître Trappeur qui s’était chargé de préparer les armes avant la bataille. Il est vrai que sa réputation lui jouait parfois ce genre de tours. Depuis qu’il avait eu cette fameuse idée d’un planeur en cuir pouvant transporter des grenades, personne ne voulait lui faire entièrement confiance. Peut-être parce que cette idée avait failli réduire un monastère en cendre. Vares était le seul chef de tribu à avoir accepté de recruter Yongdzin et les deux hommes qu’on disait atteint du même tempérament pyromane et inconstant s’entendaient comme larron en foire en temps normal.

Le chef de tribu n’en voulait pas à son ami pour la perte de ses hommes qui lui causait pourtant beaucoup de peine. Depuis l’attaque il s’était comme renfermé sur lui-même, lui d’habitude si ouvert et chaleureux avec ses troupes. Il lisait et relisait les rapports des éclaireurs et s’éloignait souvent du campement pour méditer…Ou se défouler contre un rocher, on était jamais bien sûr. Il ruminait ses pensées, dressait le bilan. Il avait perdu 54 hommes de valeur ainsi que plusieurs guerriers skaer dont il ne tenait pas le registre. Mais cela avait permis d’amputer l’Ordre de 2500 hommes et d’une quantité de vivres non négligeable. Mais voilà que les Gothiques étaient aux portes de Tyrstädt, laquelle gardait encore 400 valeureux changpas derrière ses murs.

2500 hommes. C’était une égratignure. Mais c’était aussi une insulte, une gifle, un crachat lancé au visage de l’Ordre qui avait vu ses hommes se faire tuer comme du gibier : sans honneur ni sépulture.

Ses pensées voguèrent jusqu’aux montagnes. Au sud, l’Empire était agité par la rébellion et il les soupçonnait de les avoir repérés. A l’ouest les Amazones venait tout juste de mettre un frein à leurs ambitions conquérantes. Au nord, on ne pouvait jamais deviner quelle nouvelle monstruosité germait dans l’esprit des Ossan. Et bien sûr l’est : Les Skaers qui étaient maintenant menacés par les moines-soldats et les Cinq Cités dont les plans étaient difficilement cernables pour l’esprit d’un étranger.

Vares se releva de son matelas de feuille et d’humus et se dirigea vers le Maître Médecin qui dessinait une plante qu’il n’avait jamais observée auparavant. Le chef demanda à l’homme qui lui faisait aussi office de scribe de laisser sa tâche de côté le temps d’écrire deux missives.

La première était destinée à Tarik :

« Mon frère,

Nous avons accomplis notre mission ici. Beaucoup de morts et de souffrances ont été répandues au nom de la liberté de ton peuple que j’aime autant que le mien. Pourtant c’est sur ce dernier que je dois me concentrer et veiller. En ces temps troublés, je dois retourner dans les montagnes pour assurer la bonne marche du peuple changpa.

Je sais que tu comprendras. Je te laisse bien entendu les 400 hommes qui sont restés en garnison à Tyrstädt pour assurer la défense de la cité. Sur mon retour, je passerai dans les villes et villages skaer pour distribuer à ton peuple la nourriture que nous avons pris aux Gothiques lors des attaques avant de reprendre la mer.

J’ai confiance, tu vaincras.

Vares »

La seconde nécessitait plus de tact elle allait être adressée au conseil des chefs de tribus pour réunir une assemblée dans 4 jours dans un des fortins de la Muraille.

Vares savait qu’il prenait la bonne décision. Trop de sang, même si c’était du sang gothique, avait été répandu par sa main. Il était temps de déguerpir, d’autant plus qu’il avait ce qu’il était venu chercher. Son regard dériva vers la pile de têtes tranchées qui se dressait au centre du campement.
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Tarik Stefanson
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MessageSujet: Re: La bataille de Tyrstädt   Sam 13 Nov - 17:03

Tarik toussa en lisant la lettre qui venait de lui arriver de son frère juré Vares. Il toussa car le fait que Vares parte ne lui plaisait qu'à moitié, bien qu'il puisse avoir des bonnes raisons, il y avait encore un grand nombre de têtes à trancher, et de pluscar la gorge l'irriatit, comem toutes les gorges de la cité de Tyrsdädt depuis quelques jours déjà. L'incendie avait été provoqué il y a trois jours déjà, quant Tarik avait compris qu'il fauderait lutté avec tout ce qu'on pouvait pour faire front à l'assaut des Gothiques. Et privé ceux-ci de bois pour le campement était un petit plus qui pouvait s'avérer utile sur le long terme. Le seul problème, à part la toux, était que la population n'avait pas bien vu le fait de mettre le feu à la foret. Mais Tarik avait fait un discour plein de feu et de mort pour les Gothiques, la foule avait hurlé et avait accepté que la foret brûle.

Et maintenant les Gothiques étaient arrivé, la folie chrétienne face à la détermination skaer. Et changpa. Et les quelques confédérés qui avaient l'air de savoir qu'une chose se tramait, mais qui gardaient le silence. Tous les pillards, mis à part ceux qui avaient été envoyé vers les côtes gothiques, étaient rentré dans le port. On finissaient les murailles, on faisait boullir l'eau, les détriments humains et tout ce qui pouvait se faire boullir et se rejeter sur les Gothiques dans un but agressif. Les quelques balistaires se práparaient déjà, quoique les premiers essais ne fussent pas vraiment concluant, l'une des balistes ayant simplement tombé en pièce lors de la tension de l'arc. Les répliques skaers des machines gothiques, veilles et malhabiles, avaient du progrès à faire.

Pour le moment, les ordres étaient clairs: on attendait que les Gothiques prennent l'initative et on se préparait au pire.
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MessageSujet: Re: La bataille de Tyrstädt   Sam 13 Nov - 22:43

Cela faisait cinq jours que les écuyers s'étaient fait massacrer. Le rapport des survivant impliquait de graves nouvelles : Les changpas aidaient les vikings, et peut-être d'autrs factions aussi. On s'attendait à l'intervention des confédérés, mais pas à l'aide de ces montagnards d'ordinaires pacifiques et que l'Ordre n'avait jamais offensé. On avait parlé de pister leurs traces, les crottes de yacks étant plutôt identifiables, mais Bisol avait refusé : Au dibale ces démons ! On ne pouvait pas anticiper leurs actes, et leur nombre restait inconnu. Cette arme redoutable dont ils avaient fait usage avait boulversé les gothiques. La peur se mua vite en une haine féroce pour les changpas qui avaient massacré des hommes pour ainsi dire non armés, et ce sans déclaration de guerre. Adolf avait sourit à la nouvelle. Bientôt, songeait-il, ces imbéc iles comprendront que leur Règle doit être révisée pour servir le Seigneur. Au diable cet honneur ridicule. L'honneur est dans la victoire, pas dans un massacre aussi épouvantable. Il repensa fièrement à sa légion. Les maçons étaient moins bornés que les inquisiteurs, et le matériel "proscrit" avait tôt fait d'être développé dans leurs ateliers. L'arme des changpas l'intéressait, il pensait envoyer des espions pour quérir plus d'informations à son sujet. Si des primitifs chevanchant des vaches laineuses pouvaient l'utiliser, alors pourquoi pas sa légion ? Il s'agirait presque de se faire une flotte personnelle... mais c'était évidement trop difficile à cacher, et surtout trop risqué. Pas de cavalerie non plus, ces cehvaux étant enfermés à Gnosia. Cette sois-disant sécurité le faisait ricaner. Si la capitale tombait, l'Etat se verrait privé de chevaux un bon moment. Seuls quelques juments étaient gardées dans les autres cités, trop peu que pour former une unité d'équidés avant une bonne ditaine d'années...
On était enfin arrivés. Cris de joie, chants religieux et guerriers, mais nulle fête. On devait trouver une solution à ce nouveau problème : Les vikings avaient brûlé la forêt dans un large périmètre autour de leur cité. les hommes ricanaient : Ils faisaient si bien le travail eux-même, pourquoi donc fallait-il encore les attaquer ?
Bisol était rageur. Encore un contretemps. Il allait définitivement mettre un terme à l'arrogance de ces vikings. Il ordonna que l'on sale les champs et zones déboisés avec le sel de l'eau épurée. Puis, il envoya les chevaux, guerriers et maçons pour chercher du bois plus loin. Pas d'ennemis cachés pour une fois : Ils avaient brûlé leurs cachettes ! Les maçons fabriquèrent divers outils pour transporter le bois avec les chevaux, les autres guidaient les travaux : Double fossé atour de la ville, lys à la romaine et divers pièges au devant de ces tranchées. Les fondations des pallisades furent également creusées, juste derrière les fossés. On allait encercler la ville, port mis à part, en restant à bonne distance : 300 m entre la première pallisade et le mur skaer. De l'eau de mer en quantité pour éteindre un éventuel incendie, des installations fixes, donc plus efficaces pour distiller l'eau, des forgerons, tout le monde s'activait, le camp s'établissait très rapidement. Tous connaissaient leur rôle, le même qu'en temps de paix lors les entrainements, à quelques variantes près. Le seul facteur limitant restait le bois, mais déjà, les premiers convois arrivaient et l'on pu entamer la construction des enceintes et des trébuchets. On avait décidé de mettre le paquet, et la rage décuplait les forces. On voulait finir cette guerre au plus tôt.
C'est alors que les messagers arrivèrent. Seuls les plus hauts gradés furent informés, avec pour ordre de cacher la nouvelle aux hommes. Tamascala était à la porte de Gnosia, et l'armée entière était devant les murs de Tyrstädt. Impossible de faire marche arrière, ce serait ridicule désormais. On savait qu'il faudrait faire vite ici, les confédérés étaient rusés...
Adolf cru à une blague lorsque Bisol lui annonca la nouvelle. Serait-ce enfin le moment ? L'armée officielle, la plupart du clergé "à risque" et toutes les vieilles peaux fanatiques étaient ici, et son armée, sa légion, était dans l'Etat. Certes, un petit millier d'hommes contre une grosse dizaine de millier de confédérés, c'était du suicide, mais les écuyers étaient encore là, et ils allaient les occuper. Il était grand temps de tester ses recrues face à un vrai adversaire, pas des tribus rebelles. Inutile d'envoyer ses ordres, son second avait déjà reçu des instructions bien précises... La situation était grave, mais le dénouement pourrait bien marquer l'histoire de Pandrea à jamais. Dommage pour Bisol...

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MessageSujet: Re: La bataille de Tyrstädt   Dim 14 Nov - 12:40

Jour 14

Ainsi les gothiques avaient maintenant de magnifiques fortifications autours de ce qu'on pourrait appeler un village de pêcheurs. Les ingénieurs avaient fait quelques essais de tirs à la baliste assez concluants. Il faudra attendre la lumière du jour pour finir les trébuchets, mais les généraux étaient assez confiants à ce sujet. La mort pour les Skaers viendraient du ciel. Bien que les trébuchets soient surtout une arme terrifiante et pas aussi efficace qu'on le disait, cela restait bien utile de tirer des pierres de 200 kilos sur la palissade qui faisait office de fortification à Tyrstädt.
Les hommes se couchaient, mais on fit d'énormes brasiers. Les gothiques ne se feraient pas surprendre cette nuit. Beaucoup de sentinelles, du côté intérieur comme du côté extérieur veillaient. Personne ne pouvait approcher à moins de 100 mètres sans se faire aussitôt repérer. Bien sûr, car il n'y avait plus rien que des cendres. La nuit passa sans aucun autre problème. Lorsque le soleil se levait, il y avait déjà de grandes agitations des deux côtés. Cependant, une chose attira rapidement le regard des ennemis. Au centre, un petit par-soleil avait été dressé. Blanc, se détachant du sol grisâtre, il y avait un grand mat au-dessus. Et sur ce mat, flottait au vent du petit matin le drapeau de la Confédération de Tamscala.
Deux émissaires partirent en même temps chez les gothiques et chez les Skaers. Ils portaient le même message.

"Bien le bonjour, cher ami belligérant. Je vous propose de venir parlementer de tout ça avant que le conflit ne s'envenime définitivement. Je vous attend le plus vite possible sous ma tente. Si jamais, elle se trouve à mi-chemin entre les forces de l'Ordre et les Skaers, sur le front ouest, à quelques dizaines de coudées de la mer.

Cordialement,

Weylkyu de Kellewic'h, représentant officiel de la Confédération de Tamscala."

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