La conquête de Pandrea

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 La revanche de Bisol

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Vräala
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MessageSujet: Re: La revanche de Bisol   Lun 4 Aoû - 19:57

Bien maintenant que tout le monde est là. C'est à qui de parler?
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Bisol von Sint-Omer
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MessageSujet: Re: La revanche de Bisol   Mar 5 Aoû - 14:00

Je vais taper ma discusion avec Tarik. Là, avec le kiwi je suis un peu coincé, mais je vais trouver le temps Wink

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Bisol von Sint-Omer
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MessageSujet: Re: La revanche de Bisol   Ven 8 Aoû - 21:34

Je romancerai la fin après, là, je suis assez crevé comme ça :héhé:





Rapidement, une grande silhouette sombre se détache de l’obscurité : la palissade du camp ennemi. Comme je m’en approche, je réalise à quel point mon entreprise est hasardeuse. Même si Tarik, le chef des sangliers ne rechignait pas à m’accorder un entretien, de simples sentinelles pourraient fort bien m’ôter la vie d’une flèche bien ajustée. On a beau être de bons chevaliers, on n’est point à l’abri de telles menaces pour autant. Quelle dérision. Un simple manant peut éliminer un seigneur sans soucis…
J’eusse certainement mieux fait de cacher mon cheval et de continuer à pied, pour utiliser mon bouclier afin de parer à ces éventualités, mais ma fierté me poussa à poursuivre mon chemin paré de mon armure noire et de… Oui. Après tout, mon cheval, mon casque, ma tunique : tout mon être était confondu avec l’obscurité de la nuit. Cependant, mon cheval ne pouvait contenir quelques piaffements et ses sabots ferrés allaient rapidement donner l’alerte. Ho, et puis après tout, je n’étais ici pour attaquer ce camp, mais pour parlementer. Certes, si l’on y réfléchissait, ma fierté devrait sans doute subir quelque heurt dans l’opération. J’allais être en position d’infériorité certaine, et je ne pas trancher la tête d’effrontés quelconques allait être une épreuve plus ardue peut-être que la bataille du lendemain…
A mon grand étonnement, les portes s’ouvrirent sur mon passage sans que je dusse m’arrêter et me présenter. Sans doute m’avaient-ils aperçu au loin, malgré les ténèbres, et avaient-ils reçu des ordres précis de la part de supérieurs plus... prompt à la réflexion qu’à l’action inconsidérée. Quoi qu’il en soit, cela me permit de faire une entrée assez honorable, sur mon cheval de bataille, traversant leur camp jusqu’à la plus grande tente, en son centre. Aucun d’eux ne songea même à m’arrêter. Je ne descendis pas de ma monture, voulant leur montrer par là que je restais un seigneur respectable et non quelque vulgaire émissaire désireux de faire bonne impression.
Lorsqu’un grand homme aussi harnaché que moi surgit des profondeurs de cette tente gigantesque, j’inclinai la tête respectueusement, avant d’enfin descendre de ma monture de manière aussi noble que possible.
Je vis avec quelque irritation que Tarik (cela ne pouvait être que lui) trouvait mes manières amusantes, voire pathétique. Ha, ces barbares, ils ne connaissent rien à la noblesse…
Quelques instants plus tard, j’étais assit dans cette sorte de salle du trône au style … indéfinissable. La tradition nordique primait, et la lecture de « la Guerre des Gaules » de Jules César me revint en tête à la vue des peaux de bêtes, et des divers autres détails. Mais les sangliers et autres loups laissaient place à des jaguars et aras. Le style perse était également présent, ainsi, évidement, que celui hyène à proprement parler.
Ce fut le commandant ennemi qui entama les négociations, d’une voix rauque qui ne ressemblait pas au langage hyène. Un interprète se hâta de traduire ses dires :
- Que les Dieux te bénisse courageux ennemi! Tu oses venir dans mon camp …Pour me supplier, ou as tu quelque chose à me proposer?

- Mon Dieu m'aura inspiré cette Sainte résolution, dusse t'elle me coûter la vie. J'eusse désiré parler un peu de nos... motivations respectives, voyez-vous…

-Les motivations? Vous nous envahissez, comme vous avez déjà envahi mon pays natal !!! Je ne fais que me défendre! Et je ne m'arrêterai que lorsque vous cesserez vos agressions sur l'empire!

-Il s'agit bien là d'invasion. Si le Très Haut a mené les pas des croisés en ces Terres impies, c'était parce que c'était une Sainte entreprise que de libérer ces pauvres manants du joug de ces... hérétiques barbares

-Et vous m'insultez, moi et mon peuple!

-Il s'agit là d'un point de vue, noble ennemi. Et il n'est point...

-Rien du tout!!!!

-Laissez moi vous...

-Je ne tolérerais point de me faire insulter sous mon toit!

-Il suffit !

Se dressant alors sur son siège, mon interlocuteur commença à s’énerver :

-Excusez vous, ou je vous réduis en bouillie!!!

-Je n'ai pas commit la bassesse de venir vous voir pour être ainsi traité !

-Ni moi de ne vous avoir pas fait couper la tête dès votre entrée dans ce camp!

- Je ne parlais point de votre peuple, mais de vos sinistres employeurs !


-Mes employeurs...De qui parlez vous?

-Des hommes qu'on appelle les "Hyènes" dans notre jargon.

-Ha... Eux...

-Eux

-Ces chiens visqueux inaptes au combat...

-C'est bien eux

-Troupes inutiles! Mais au service de l'empire comme nous... Bien qu'ils nous aient trahi par le passé.

-Pourquoi servez vous ces étrangers inférieurs ?

-C'est notre Empereur qui nous dirige... De nom du moins.

-Cet emplumé donne à son peuple des spectacles barbares et sacrifie des prisonniers à un Dieu païen ! Il n'est pas digne d'un Européen de le servir !

-Ici, le seul dieu païen, c'est le votre...

-Un Dieu d'amour ! Juste, mais ferme

-Je suis européen de sang, et fier de mon peuple natal!

-Moi de même !

-Mais ici je suis au service de mon peuple, qui n'est plus européen.

-Voilà pourquoi je m'interroge… Votre peuple ? Où vivent donc ces colons oubliés ?

-Nous étions quelques drakkars... Je n'étais pas encore né, et nous sommes descendu au sud.

-Un peu comme nous, en somme.

-Nous étions une centaine à nous échouer. Nous nous sommes installé en ces terres, avons pris femmes, et sommes devenu une cité...Un peuple sous le nom des Sangliers. Et dont les Sangliers sanglants sont l'armée...

-J'avais remarqué votre profession. Pourquoi ne pas accepter notre protection ?

-Vous parlez à un roi. N'oubliez pas ça!

-C'est pour cela que je vous vouvoie, noble ennemi

-Oui... Car j'ai pu voir ce que donnait votre protection... Je n'ai pas envie de devenir un vassal colonisé. Nous sommes un peuple libre, malgré notre allégeance de nom à l'empire.

-Je dois bien avouer que nous sommes intransigeant quant à la religion, mais ... En y réfléchissant mieux…rien ne vous oblige à être annexés à l'Etat. Je parle ici d'une alliance contre ces primitifs qui n'ont jamais connu les bienfaits de la civilisation

-L'empire? Pas de civilisation? Ha hah hah ha...Vous n'avez jamais vu les jardins de Tenochtitlan?

-Non.

-Les palais et les temples...

-Non plus. Ils seraient des Grecs locaux, selon vous ?
-Pas de civilisation... Si vous aviez cherché à connaître avant de détruire, vous auriez compris ! Des... Greks ?

-Nous n'avons rien détruit, mis à part une citée Hyène… Vous ne connaissez pas les Grecs ?

-Non.

-Non sommes donc quittes

-Et j'ai entendu parlé des... bienfaits de la civilisation dans la cité rasée...Les femmes violées, les enfants et les hommes massacrés.

-Une regrettable erreur, je le regrette amèrement, croyez le bien.

-Mouais...

-C'était suite aux massacres incessants des vôtres sur nos terres ! Demandez donc à ce Weylkyu, ce traître. Il les menait !

-Je n'ai commencé à attaquer qu'à la suite de votre attaque sur nos terres!

-Si vous le voulez bien, je vous conterai mon histoire avant de poursuivre plus loin.

-Et ces attaques, c'était une manière de détourner une partie de votre armée marchant sur nous.
Mais faites toujours... Je vous écoute *Se rassoit*

-Bien. Nous sommes des chevaliers, c'est à dire que nous avons prêté divers voeux, y compris ceux de protéger les faibles. Nos premières actions consistaient à aider les pèlerins et traquer les brigands. Puis, nous sommes partis en bateaux, pour arriver ici

-Vous êtes parti.... Pourquoi? Nous n'avions pas besoin de vous...

-Un rêve. Un miracle pour nous

-Un rêve? Tous ces morts pour un rêve...

-Oui, le chef de l'ordre a vu vos terres et a traversé la mer pour venir y prêcher la sainte parole

-Nous étions très bien sans votre sainte parole... Même sans ... civilisation!

-Nous avons d'abord aidé les villageois à se débarrasser des pirates
(imperturbable). Avant de les regrouper en une fédération : l'Etat Gothique
Ils sont très heureux de vivre en paix (mis à pars vos attaques) protégés par nos armées chrétiennes
Ils apprécient grandement nos thermes et nos installations sanitaires, et notre agriculture de même.

-Et alors... J'ai aussi passé mon règne à détruire des tribus rebelles et des brigands ! Et je ne viens pas vous envahir pour autant!

-Ensuite, nous avons stoppé net nos invasions. Et consolidé nos frontières, mais l'Empire ne voulait perdre ces ouvriers bons marchés.

-Nous ne faisons pas partie de l'empire au sens propre... Nous avons juré fidélité à l'empereur, mais rien d'autre!

-Nous avons juré fidélité à Dieu et à l'Ordre !

-Bien...Tout cela est très beau... Mais.... Et alors?

- Et bien, toute la question est celle-ci : Préférez vous servir l'Empire, où vous allier à nous pour consolider nos constructions ?

-Je n'ai que faire de servir l'Empire... Mais nous ne pouvons lutter contre toute la masse des tribus réunies qu'on enverrait contre nous si nous refusions de servir notre empereur! Je n'ai donc pas tellement le choix...

-Vous seriez donc des lâches ?

-Je ne suis pas un lâche!!!! Mourir au combat m'indiffère! Mais laisser toutes nos femmes et enfants à la merci des tribus sauvages...

-Alors !? Nous les protégerons.

-Je ne peux agir comme je le voudrais!

-Mais, écoutez moi : Nos armées sont invulnérables face aux Hyènes. Mais si vous les aidez, nos pertes sont plus conséquentes, car vous avez un cervelet, et du courage. Or, si vous NOUS aidiez, nous serions invulnérables.

-Et qui dit que vous ne nous livrerez pas aux hyènes une fois nous avoir abandonné en première ligne? C'est ainsi que moururent les Chacals de la Lune...

-Nous sommes des hommes d'honneur, nous…

-Trahi par les Aigles du Soleil. Face aux hyènes.

-… A la différence de vos employeurs. Et je vous retourne la question.

-Quoi? Nous vous trahir... A quoi bon? Je hais les chevaliers chrétiens...

-Non, …

-Mais si je dois collaborer avec eux pour être indépendant...

-Vous m'avez mal compris, noble roi

-… je le ferais...

-Je veux dire : en admettant que vous vous battiez face à moi, vous devrez envoyer vos hommes pour nous battre où perdre à coup sûr, …

-Quoi?

-Vous serez alors affaiblis. Et alors, ils pourraient se passer de vous.

-Et nous... Je comprends ce que vous voulez dire...

-Ha, enfin un peu de bonne volonté.

-C'est déjà arrive par le passé!!!

-Précisément. Et par les mêmes "alliés".

-Raaahhhh!!!!

-Je comprend votre haine, je hais moi-même les traîtres et les lâches.

*Frappe sur la tête*

-Par contre... Ecoutez, Vous pouvez les envoyer sur nos phalanges, puis les prendre à revers et leur rendre la pareille, n'est-ce pas juste ?

-Ils n'oseront pas charger de face vos phalanges... Ils ne sont pas tous bêtes... Même moi je ne le ferais pas.

-Ils ne savent pas ce que ces points noirs au loin signif… Hein ? Mais dans ce cas, mon cher ennemi, vous avez de toutes façons perdu la bataille. Nos troupes sont composées à 60 pourcent de phalanges, en formation "croix gothique" pour tout vous dire.

-Je ne charge pas de face une phalange... Mais je sais... Je ne vais pas vous révéler nos tactiques!

-Certes.

-Même si nous arrivons à un accord...

-Voilà pourquoi je suis là, pour éviter tout risque de défaite, car j'ai moi aussi femmes et enfants à protéger

-En effet...

-Mais vous avez ma parole, abandonnez les Hyènes et vous serez fidèlement protégés par nos légions.

-Votre parole? Je veux bien vous croire.... Mais vous n’êtes qu'un émissaire...

-Un émissaire ?

-Amenez moi votre chef!

-Vous m'offensez !

-Comment ça?

-Je suis Landmeister de la douzième province de l'Ordre, et maître de l'Ordre jusqu'à l'annonce du retour ou de la mort de notre chef parti en croisade en Terre Sainte.

- Je m’excuse noble chef ! … Landmeister! Bien... Alors voici ce que je propose...

-Vous êtes tout excusé, et je suis navré de ne m'être présenté moi même. Mais allez-y, je vous écoutes.

-Bien... Alors, rentrons dans nos camps pour que nous ayons le temps de bien réfléchir à tout.

-C'est entendu

-Et retrouvons nous dans trois jours sur la colline de l'arbre mort. Entre nos deux camps... Avec tout l'état major, et ainsi nous définirons les termes exacts de l'accord.

-Je n'aime autant pas, si ça ne vous offense pas, être la victime potentielle d'Hyènes embusquées, je préfèrerais qu'une de vos troupes de choc vienne me chercher dans mon camp. Ou l'inverse si vous avez confiance.

-J'enverrais Vräala vous cherchez, mon meilleur capitaine, accompagnée d'une centaine de mes meilleurs hommes. Le reste de mes capitaines et moi-même vous attendront à la colline.

-Si ça ne vous offense pas, n'étant pas sûr de la loyauté de ce Vraala envers l'empire, j'aimerais autant que vous veniez mer chercher en personne, en fait

-J'ai confiance en vous, mais mon armée verrait cela déshonorant de me voir escorté. Bien, je viendrai à sa place.
-C'est entendu

-Et le reste de mon état major attendra à la colline.

-Vous viendrez avec le votre dans trois jours donc...

-Parfait. Je suis honoré d'avoir pu m'entretenir avec vous, et désolé d'avoir pu vous offenser par mes propos emportés et ... chrétiens

-Qu'importe, c'est oublié...

(poignée de main)

-Nous nous reverrons dans trois jours. Que les Ases et votre Dieu veillent sur vous!

*Rend la poignée de main)

-A dans trois jours !

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Vräala
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MessageSujet: Re: La revanche de Bisol   Ven 8 Aoû - 22:35

Lorsque l'annonce de l'arrivée de l'emissaire ennemi fut apportée à la tente de Tarik, Vräala s'éclipsa de lui même, sentant qu'il allait en recevoir l'ordre. Mais sur le chemin de sa propre tente, il appercu la haute silouhette de l'...émissaire. Mais Vräala se rappelait le massacre du village, il se rapellait ce commandant suprême ennemi avec ce casque et cette stature si caractéristiques. Il y avait dans sa présence une entreprise douteuse....


Sitôt arrivé dans sa tente, où l'attendaient ses capitaines, il envoya son ami le plus fidèle, Harald, espionner discrètement son propre chef. S'affaisant dans son fauteuil aussi sobre que la bière de maïs, seule trouvable dans ces terres hyènes, il commenca a raisonner.
Ce doit être une ruse de ces chiens chrétiens, ils ont toujours été ainsi, assasinant plutôt que combattre... Peut être pas, finalement. Ces guerriers gothiques sont différents des autres européens qu'ils connaisait. Lors de l'attaque d'un convoi ils avaient résisté jusqu'à la mort plutôt que de fuir. Qu'en est-il alors de la présence de leur chef en ces lieux....


Soudain arriva son espion Harald, aussi essouflé que appeuré. Il allait ouvrir la bouche, mais Vräala l'en empecha sur le champ, et voyant dans l'oeil de son compagnon la gravité des choses ordonne à tous de quitter sa tente. Et il décriva la trahison de Tarik....


-Les hyènes n'oseraient jamais nous trahir, nous sommes leurs meilleurs guerriers, leurs meilleurs commandants, leurs seuls forgerons.

Ce à quoi Harald confirma en nuancant:
-Il n'aiment cependant pas notre paganisme, il n'aiment pas notre mépris de leurs dieux qui devraient justifier tant de sacrifices humains. Ils n'aiment pas que l'on nie leur empereur comme étant le fils du soleil.

-Les chrétiens feront de mêmes Harald. S'ils sont ici c'est bien pour nous forcer à verser notre argent au nom de leur dieu unique.

-......

-Mais il nous faut choisir un camp. Il faut affaiblir à la fois les chrétiens et les Hyènes. Il faut apporter aux autochtones le sens de la valeur, du courage et de la liberté plutôt que de l'obéissance et de la foi. Je connais quelques clans Hyènes du sud-ouest, issues directement de la rebellion Toltèque, qui partagent nos vues.
Cette bataille est notre chance d'affaiblir sufisament ces Gothiques, d'implorer des renforts de l'empereur pour continuer le siège...

- Et de les trahir?

-Oui, et d'ainsi affaiblir suffisament les Hyènes pour établir notre propre domaine.
Cette bataille doit avoir lieu.
Quel qu'en soit le prix.
Pense tu que Tarik puisse entendre ce point de vue?

-Non, chef. Je l'ai suivi depuis très longtemps. Et il n'a jamais eu l'espoir, ni la vision d'un état Sanglier dirigé par la grande assemblée de l'Althing.
Je....
Est-ce à dire que vous comptez...


Dernière édition par Vräala le Dim 10 Aoû - 12:58, édité 1 fois
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Bisol von Sint-Omer
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MessageSujet: Re: La revanche de Bisol   Sam 9 Aoû - 10:37

Merci Vraala, tu as agit dans le scénario que j'attendais, tout comme tarik d'ailleurs Wink
Ca va être bien tout ça.
Mais là, je dois aller chez mon père Sad (pas internet). A dans une semaine...

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MessageSujet: Re: La revanche de Bisol   Sam 9 Aoû - 17:40

ça dérange si je viens tout, mais tout, mais vraiment TOUT casser?

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MessageSujet: Re: La revanche de Bisol   Sam 9 Aoû - 18:01

Alors, nous disions. Un truc qui vire dans le n'importe quoi et l'horrible. Mais je dois descendre travailler, désolé, la suite plus tard.

Bien. Je retournais la dague. L'homme s'effondra dans ses liens. Je savais ce que je voulais. C'était parfait. Je regardais les six survivants. Terrorisés. Tous. Même ceux qui voulaient ne rien y paraître. J'essuyais ma dague sur un bout d'étoffe et me tournais vers mes soldats.

-Trouvez-moi deux uniformes métables. Alex, Mix, enfilez-les et trouvez-vous des armes idoines pour ressembler à ces crétins graisseux. Les autres, reposez-vous et restaurez-vous, vous l'avez bien mérité et on a encore du pain sur la planche aujourd'hui. On va chevaucher. Préparer les montures, donnez-leur votre dernier grain et faites les boire. Mais pas trop! Je ne veux pas qu'elles aient le ventre lourd pour le trajet qu'on va se taper.

Mes ordres donnés, je me retournais vers mes victimes. Il faudra du sang. Beaucoup de sang. Et de la force. Je me tournais à nouveau vers mes hommes et cherchait mon nouveau second des yeux.

-Je suis là.

-Oui, comme toujours où il faut. Tu sais ce dont j'ai besoin?

-Oui, j'ai trouvé la plupart, mais pas l'herbe de caïx.

-Derrière la colline, je suppose. La température parfaite.

Il repartit dans la direction que j'indiquais. Quel brave homme. Toujours là quand il le faut, obéissant, cruel, humour noir et détestable susceptibilité. Un mec comme on en a cruellement besoin. Comme je m'en étais fait une armée. 25 hommes, méthode de la sélection naturelle sur les quelques milliers avec lesquels j'avais commencé. Le reste, tous morts. De faim, par les lames et les lances Lynx, par les bêtes sauvages ... et par moi. Je ricanais dans ma barbe d'un air dément pour augmenter encore d'un cran la peur de mes captifs. Il fallait juste l'herbe et c'était parfait. Satanés courants! Jamais là où il fallait ... pas comme les seconds. On devait toujours avoir recours à ces crétins d'infernaux pour les tâches les plus subalternes. Je fis un petit feu avec un briquet d'amadou trouvé dans la réserve de la caravane et une roue d'un chariot. Je mis une salade avec encore quelques traces de sang et de cervelle dessus, puis commençais mon mélange. Je trainais un mort puis le saignais pour le liquide de liaison et ajoutais quelques herbes dedans. Douce odeur de boudin. Comme ça me manquait ce morceau de viande ... Bon, il arrive ce second? Raaaa, purée, toujours à la traîne celui-là! Jamais au bon endroit!

Occupé à râler de manière tout à fait injuste et mesquine envers mon second, j'alimentais le feu en attendant l'herbe de caïx.

-Voilà. Une plante entière.

-Merci.

Je rajoutais l'herbe et pris un doigt comme pinceau. Je commençais à écrire quelques runes et ogames parterre. Une fois le mélange entièrement usité, je me tournais vers mes otages.

-Bon, maintenant, il me faut deux volontaires. Toi et toi. Merci de vous proposer.

Trois de mes hommes les entraînèrent vers moi et je sortis à nouveau la dague. Je commençais d'une voix lente et monocorde (c'est lourd, au bout de la chaispluscombienème fois, cette invocation.)

-Oh, toi, Seigneur de la Terre, de l'Air, du Feu et de l'Eau, rend moi visite en ta toute puissance désincarnée de ... (un charabia inutile et très très long pendant plusieurs lignes) ... je t'invoque par le sang et la chair de deux volontaires!!!!!

Il ne se passa rien.

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MessageSujet: Re: La revanche de Bisol   Sam 9 Aoû - 19:33

Un petit quelque chose pour définir ma ligne de conduite avant que je parte...

*Tarik tournait comme un lion, ou plus précisément un Sanglier en cage... Le doute le rongeait, il ne savait pas si ce qu'il avait fait était la bonne chose, et même si il méprisait passablement les Hyènes, le fait de se mettre à leur niveau le déshonorait. Il aurait aimé se confier, enfin, avoir un avis extérieur... Vraala!

Pourquoi n'y avait-il pas pensé plus tôt! Il aurait du le mettre au courant dès le début. Il était avisé, bien plus que la majorité de ces officiers, et parfois même plus conscient des choses que lui-même, car il était plus âgé et plus intégré à l'armée que lui-même.

Il saurait lui dire si sa conduite était bonne. En tout cas, il pourrait l'aider à bien négocier ce qui allait suivre. Car Tarik n'avait pas encore tout bien compris de l'accord, qui n'avait pas encore été conclu...

Oui, il fallait le mettre au courant. Et cela avant les négociations finales. Il héla un garde et l'envoya chercher. Un fois qu'il fut arriver, il lui relata l'entrevue avec le chef Lynx, dans tous les détails, sans rien cacher. Il lui fallait un avis qui soit au courant de tout. Une fois son exposé finit, Tarik se pencha en avant, le regarda droit dans les yeux et prit la parole.

Alors dit-moi, pas en tant qu'officier devant son chef, mais en tant que toi-même et vétéran de cette armée, qu'en penses tu et si tu étais à ma place, que ferais tu?
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Vräala
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MessageSujet: Re: La revanche de Bisol   Lun 11 Aoû - 18:32

Quant l'emissaire de Tarik entra solennement dans sa tente pour l'emmener devant son chef, Vräala eut une peur soudaine, mais aussi une certaine honte. Heureusement ses dizaines d'années de combat lui avait appris à se contenir et à ne pas montrer ses émotions.

Le campement était sombre, dans une nuit qui aurait dut être de pleine lune, si des nuages à la pluie menacante ne s'étaient pas pointés. Au loin dans la pleine, il voyait l'armée Lynx dont les armures reluissaient la lueur de leurs torches. Après une marche de dix minutes à travers le gigantesque campement Hyène, il arriva enfin à la tente du chef.


Alors dit-moi, pas en tant qu'officier devant son chef, mais en tant que toi-même et vétéran de cette armée, qu'en penses tu et si tu étais à ma place, que ferais tu?

Vräala n'aurait put souhaité meilleure question. Le reste de peur qu'il contenait en croyant que son chef avait décelé son espion s'en alla sur le champ.

-Si nous sommes alliés aux Lynx, les Hyènes n'ont aucune chance, chef. Mais aucun d'entre eux ne vaut mieux que l'autre: si les Lynx contrôlent le continent, nous n'auront nul échapatoire. Certes ils respecteront leurs promesses. Je n'ai jamais vu un Lynx trahir. Mais ils contourneront leurs lois comme à l'accoutumée. Ils nous consumeront petit à petit et supprimeront nos libertés. Ils aiment à dire que leurs armées sont de 10 000 hommes, et nous sommes moins nombreux, il faut donc essayer de contrôler les Hyènes pour notre jeu.


Vräala prit sa respiration un instant, ce qui n'était qu'un geste pour ne pas montrer qu'il lui fallait un peu de temps pour réfléchir à une solution.
Il reprit à voix basse en se rapprochant de son suzerain.

- Nous devons nous débarasser du plus grand nombre de hyènes. Nous devons perdre cette bataille, mais uniquement avec des pertes Hyènes. L'empire se verra alors contraint d'envoyer des renforts. J'espère juste qu'il ne va pas relever votre commandement.
Pour ce faire il est bon de faire un partenariat avec les lynx. On les prévient de notre tactique lors de cette bataille pour qu'ils la gagne en épargnant les sangliers. Et ils ne refuseront jamais l'occasion de supprimer l'armée de renfort quelques jours plus tard. Ils nous prendront alors pour leurs alliés... et lorsqu'ils marcheront sur les renforts.... nous prendront les Lynx par surprise sur un flanc qu'ils pensaient sûr.
Ils seront massacrés, et les pertes Hyènes seront telles, que nous pourront nous en affranchir.



Vräala regarda les yeux de Tarik dans l'attente d'une réponse.

Je ne vois pas d'autre solution pour s'affranchir de la domination de ces deux royaumes exigeants.
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Bisol von Sint-Omer
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MessageSujet: Re: La revanche de Bisol   Ven 5 Sep - 14:43

Je ne vous oublie pas, et m'excuse bien bas pour mon incapacité à avoir posté pendant ... heuuu, très longtemps.
Je comptes revenir en force, et une surprise va vous attendre : L'Ordre va abattre cartes sur table ^^

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Tarik Stefanson
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MessageSujet: Re: La revanche de Bisol   Dim 7 Sep - 22:19

Juste faire ma réponse à Vräala:

*Tarik écouta la réponse de Vräala et le regardant droit dans les yeux. Il avait plus confiance en cette homme qu'en l'officer gothique, même si il était lié par tous leurs serments... Les sangliers étaient plus lié par le coeur, et Tarik sentait que son second ne voulait qu'une chose, tout comme lui, n'avoir plus à se battre pour le compte d'un empire étranger, mais uniquement pour leur liberté.*

Oui, tu as sans doute raison... Ce Bisol a beau m'inspirer confiance, ce n'est pas quelqu'un de notre terre, et ces gothiques ne comprennent pas la terre. Et les hyènes ne sont rien de plus que leurs non, des charognards prête à nos dévorer au moindre faux pas.
La première partie de ton plan me convient très bien, je comptais déjà faire une chose dans ceci, et c'est pour cette raison que j'ai eu l'entrevue avec Bisol. Ce chef, landmeister...
Je pense que je pourrais l'apprécier, mais ils sont trop attachés à leurs régles. Bref, je pense néanmoins que nous devrions les laisser engager la bataille avec les renforts, et ne les attaquer que lorsque les hyènes seront déjà décimées.

Je serais heureux de me retrouver enfin sans avoir à courber la tête devant le porteur d'une missive impériale, ou gothique ce qui ne manquerait pas d'arriver!
J'espère que je n'aurais pas à tuer ce Bisol. Et je n'aime pas l'idée de le trahir, mais la liberté est à ce prix! Es-tu prête à mourir pour cette liberté tant voulue?


*Fit Tarik en plongeant encore plus prondément son regard de glace dans celui de son second, mais sachant déjà au fond de lui quelle serait la réponse, un désir de liberté.*
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Flynt
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MessageSujet: Re: La revanche de Bisol   Dim 7 Sep - 22:37

Et un glandu qui tente de tirer son épingle du jeu.

Mince, Il avait du se douter que les deux volontaires n'étaient pas si volontaires que ça, finalement.... Mais bon, depuis quand ça lui importait, ce genre de chose! Le sang reste le sang, un point c'est tout! Il faudra encore utiliser de cette si bonne poudre noir qui m'a déjà servir tant de fois pour les crédules tel que mes soldats. La petite pochette dans laquelle se trouvait la poudre était bien camouflée dans ma manche. Je tirais sur la lanière puis fis un petit geste en l'air pour la suspendre en l'air. L'effet ne se fit pas attendre, les quelques flammes à proximité mirent feu à la poudre et une énorme flamme suivit d'une épaisse fumée embrasa l'air. Les yeux nous piquaient et l'on ne voyait plus à trois mètres, nos oreilles sifflaient et nos gorges nous faisaient souffrir et nous lâchions allègrement de longues et grasses quintes de toux. Les habits des sacrifiés prirent feu et quelques bouts de bois alentours s'embrasèrent. Dans cet enfer de chaleur, une voix grave et sourde retentit. Personne ne put distinguer les mots, mais rien que de les entendre firent frémir plus d'un, même des braves et soldats accomplis.

Lorsque la fumée se dissipa, je me trouvais au centre des quelques flammes qui finissaient de brûler la matière consumable. Je n'avais aucune trace de brûlure. Pour ça, au moins, Il était utile à quelque chose. Par contre, il allait bientôt falloir recharger mon quota en victimes... Oh, et puis basta! Je déclenchais des guerres et envoyais des hommes à la boucherie, Il allait bien s'en contenter.

Relevant la tête, j'observais mes hommes. Certains me regardaient avec fierté... Mais peu. Tant et tant, c'était de la peur ou de la haine à mon égare, que je lisais dans leurs globes oculaires. M'en fous! Qu'ils me haïssent, pourvu qu'ils m'obéissent aveuglement et sans coup férir. Je regardais les caravanes. Belle prise, mais maintenant, il allait falloir en faire quelque chose. Des armes, un avance de paie. Voilà qui allait bien me satisfaire, mais il faudrait plus pour mener mes projets à bien. Il allait quand même falloir retourner à la capitale.

-Bien, nous allons retourner à la maison. Mais tout d'abord, on va planquer ça avec le reste. Allons, faut pas moisir ici, avec la fumée, y'aura bientôt des charognards et p'têtre même bien qu'y aura des lynx, dans l'tas. ALLEZ!


A mon cri, tout le monde se mit en branle, comme s'ils auraient eu l'enfer au derrière... Ce qui n'était pas si inexact que ça. Tout le monde savait ce qu'il avait affaire. Certains prirent les rênes, d'autres escortèrent et d'autres partirent dans la forêt, à droite et à gauche, pour du soutien léger et d'autres en avant, comme éclaireurs. Je pris ma monture et partis directement en avant. Ils savaient ce qu'ils avaient à faire, pas besoin de moi. Pour ma part, je voulais faire quelques petits trucs dans la grotte qui nous servait de cache depuis plusieurs mois, maintenant.

A quelques centaines de mètres, j'aperçus la sentinelle me faire un léger signe à mon approche. Bien dissimulée, seule un œil avertis ou expérimenté aurait pu la découvrir. J'entrai dans la grotte, allai dans mon coin personnel et me servis un verre de cognac, de la réserve d'un Duc lynx. Délicieux.




Trois jours plus tard, les hommes étaient prêts. Je donnais le signal de départ et ils partirent, l'arrière garde munie de branche de sapin, pour effacer les quelques traces qu'une vingtaine d'hommes laissaient derrière eux. Je les regardai partir puis me tournais vers la sorte de chose qui me tenait de second. J'avais laissé cinq hommes, lui y compris, garder la grotte. Je lui souris d'une manière vicieuse. Il n'avait aucun honneur et avec l'argent caché dans la grotte, je savais que si je me tournais maintenant, je finirais avec un poignard dans le dos. Heureusement, j'avais prévu le coup. Deux hommes qui me seraient fidèle, deux hommes qui lui seraient fidèle. Il ouvrit la bouche et prononça d'une manière tout à fait arrogante, détestable et dans une vulgarité tel que cela hérissa les petits poils de la nuque.

-Et bien alors, ma ch'tite pucelle, t'es tout'seule, m't'nant, t'as pas t'joujoux pour te pr't'ger? Hein? T'vas devoir le faire tout'seul? Hein? Bien j'vais t'dire, moi, et ben t'vas mourir, charogne d'ordure de s'taniste!!!

Il porta la main à son épée en faisant un pas en arrière. Mais bon, soyons franc, vous avez déjà essayé de battre un carreau à la course? Ben, franchement, je vous conseille pas d'essayer. En tous cas, lui, perdit lamentablement et s'effondra dans un grognement surpris en se demandant ce qu'était le bout pointu qui dépassait de sa poitrine. Je lâchais l'arbalète de poing qui était dissimulée sous ma cape, sortis mon sabre et observais le combat qui se déroulait entre les hommes. C'était déjà presque fini. Il ne restait plus qu'un homme que je dirais plutôt fidèle à moi, contre les deux autres spadassins. De la senestre, je pris la seconde arbalète de poing et descendis sans autre forme de procès un homme dans le dos. Je fis quelques pas en avant et le dernier homme, ne sachant qui choisir comme adversaire, trépassa un sabre dans le ventre et une épée à travers tête. Je regardais mon allié. Je lui souris.

-Bravo. Bien, aide-moi à cacher les corps dans la grotte et on s'en va avec l'or.

-Oui, Weylkyu.


RRR. Je faillis le décapiter sur le champ, mais j'avais besoin de lui pour porter les corps. J'allais quand même pas le faire moi-même, s'aurait été déshonorant. Je retournais dans la grotte et cherchais l'arbalète de 200 livres que j'avais cachée je sais plus où...

Il revint les morts lancé pêle-mêle dans une petite sinuosité de la cache.

-Voilà, c'est fait.

-C'est fait, qui?

-Holà, on va pas commencer à jouer le malin. On est deux, on partage tout, c'est compris, mon petit Weylkyu.


Il sortit son épée. Drôle de joujou, à plus de trois toises.

-On dit, mon capitaine.

Et il vola. Vous avez déjà vu un carreau d'une telle arme tiré à pratiquement bout portant dans un homme? Non? Et bien, je dois dire que j'ai trouvé ça très joli. J'avais pris une pointe barbelée, pour être sûr de le tuer du premier coup et l'effet escompté fut très bien repris. Il faut vous imaginer que sa poitrine à tout simplement été arrachée et qu'elle s'est transformée en une sorte de bouilli rougeâtre où on pouvait percevoir quelques bouts blancs ci et là. Bon, en gros, il était mort. Et j'allais devoir courir pour rejoindre mes hommes. Galère.

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Les Skaers ont les berzekers,
Les Gothiques ont leurs armures,
Les Changpas ont la poudre,
Les impériaux ont le nombre.
Et nous, la grande Confédération de Tamascala, on a la ruse!

Chef, chef, c'est quoi la ruse?
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Bisol von Sint-Omer
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MessageSujet: Re: La revanche de Bisol   Lun 8 Sep - 17:46

Vos rps : Ma-gni-fiques :ryhncv:


C'est libéré d'un grand poids que je remonte sur mon destrier. Cette fâcheuse appréhension qui emplissait tout mon être et m'empêchait de mettre une stratégie efficace à exécution. J'avais beau savoir que mes troupes étaient parfaitement fiables, mes généraux loyaux et aussi droit que les récifs dans la tempête, j'avais peur. Oui, moi, Bisol de Saint-Omer, vainqueur du redoutable Cuixtli et de tant d'autres ennemis farouches, moi qui n'avait jamais été défait, je connaissais la peur. La fait de savoir que Tarik était près à être mon allié dissipa ce sentiment défaitiste qui m'habitait, ce qui me permis de mieux le cerner : Je craignais que Tarik ne soit un second Cuixtli, imprévisible, sournois et d'une efficacité inégalable. Le souvenir du chef Hyène abattu de la main de Robert me fit frissonner alors que je franchissais les portes du camp adverse.
Je savais que Belzébuth se tenait près à prendre ma place ne tant que commandant de l'armée, certain qu'il était que je ne reviendrais pas de cette mission diplomatique.
De fait, le camp était en effervescence. En d'autres circonstances, je m'en serais voulu de troubler ainsi la quiétude de mes troupes. Mais j'apportais un projet si important pour l'avenir de l'Ordre dans le pays que je ne pouvais me sentir coupable.
J'ordonnai à quelques hommes qui accouraient déjà à ma rencontre d'avertir le camp de mon retour, et de faire venir Belzébuth à ma tente.
En réalité, il m'y attendait déjà. Pleurnichant comme un gamin, il me sauta dans les bras, ce qui eut pour effet premier de m'envoyer dans la boue, écrasé par la lourde masse de ce redoutable combattant. Le second effet de cet acte de pur barbarisme fut de nous faire éclater de rire. Je lui passai le bras autour des épaules pour me relever, puis l'invitai dans ma tente.
Il était près de 3 heures du matin, aussi décidais-je de faire bref et concis.
-Mon brave ami, viens prend donc un siège.
-Merci, maître, murmura-t'il, encore sous le choc, avant de se laisser tomber à moitié hors de à son siège. Il s'écroula aussitôt, suivit par la chaise. Une nouvelle crise de fou rire s'empara de moi quand je fit sa mine déconfite et étonnée apparaître derrière la table.
Quelques instants plus tard, je l'avais mis au courant de toute l'affaire, et lui avait ordonné de se reposer, la nuit portant conseil.
Il accepta après que je l'eu autorisé à prévenir mes autres capitaines. « Pour qu'ils y réfléchissent aussi », affirma-il.
Je m'étonnai, le lendemain, lorsque je m'éveillai aux alentours de midi. J'avais du mal à réalise ce qui s'était passer, et, pour tout dire, j'aurais cru que c'était un rêve si mon état-major ne se tenait pas déjà dans la tente de commandement, discutant de « l'affaire ».
Ils s'assirent tous à mon arrivée, et, sans dire un mot, je m'assis à ma place, en bout de table. Je claquai des doigts pour qu'on m'apporte du thé, une boisson que j'avais tout récement pris pour habitude d'ingérer à mon réveil, ainsi que des cartes de Pandreas (la région du jeu s'appelle comme, au cas où vous auriez oublié).
Lorsque j'eu fini ma fameuse infusion, je pris enfin la parole.
- « Mes amis, mes commandants. Nous ne pouvions plus reporter cette affaire. Les récentes batailles livrées par l'ennemi sous le commandement de ces « sangliers », nous les avions classées comme victoires. Mais Gnosia est toujours assiégée, et leur armée est plus puissante que jamais. Inutile de le nier, ces nouveaux commandants sont plus compétents. On se souvient de Cuixtli, que nous avions sous-estimé, avec on sait quelles terribles conséquences.
Je ne veux pas d'une nouvelle bataille de Tixtla ou de Gnosia. »
Mes hommes murmurèrent leur approbation.
- « Qui qu'ils soient, ces nordiques aux cheveux blonds ne doivent et ne peuvent être sous-estimés. Il n'y que deux solutions ce problème. La première est la diplomatie.la seconde est ...
l'article 133 de la Règle.
Nouveaux murmures dans la tente. Cette fois, je laisse mes hommes discuter entre eux quelques instants avant de poursuivre.
-  « Je sais que vous n'avez jamais entendu parler de cet article, et que vos exemplaires de la Règle n'en contiennent que 121, mais il est, je crois, temps pour vous de vous voir remettre la version complète, écrite par les Trois lors de la fondation de l'Ordre. Il est grand temps de remettre en question notre mode de fonctionnement. Certes, nous sommes « bons » Nous agissons avec une relative justice, fermes mais droits. Nous respectons les règles de l'honneur, nous combattons noblement, mais cela ne nous sauvera pas. Bien qu'il me coûte beaucoup d'examiner cette option, j'aimerais que vous y réfléchissiez. Nous nous reverrons demain à la même heure pour en discuter ensemble. Vous prendrez chacun un exemplaire de ces livres, ils sont dans cette malle, ajoutais-je.
L'autre solution, finalement, vous parraîtra peut-être plus adaptée, ou plus facile à prendre. »
Laissant mes capitaines abasourdis par la nouvelle, je quitte la tente à grands pas, avant d'aller me réfugier près des chevaux, auprès desquels je repense à ma décision. Tout en carressent l'encolure d'un magnifique destrier noir, je plonge mon regard dans le sien.
-Et toi, qu'en penses tu mon pauvre ami ? Crois tu que la renommée et la puissance de la chrétienté, que la vengeance des Trois vaut la peine que l'on sacrifie des milliers de civils innoçents ?
La monture cligna des yeux, et frappa le sol de son sabbot. Mon regard rencontra à nouveau le sien, et je fut comme aspiré par le néant de sa pupille, au milieu de laquelle se reflétait mon visage fatigué. Je revins dix-huits ans en arrière.
Je suis un jeune homme de 22 ans, assit sur un tabouret de bois. Autour de moi, des dizaines de compagnons sont assis à la même table, une table ronde. Un homme se tient debout, une baguette à la main. Il nous explique, sur un grand tableau noir, comment l'Ordre fut fondé. Nous l'écoutons avec la plus grande attention, captivés par ces mythiques créateurs au tempérament si sombre, qui dénotaient avec nos généraux actuels, empreint d'équité et d'honneur. Le maître nous explique que la Règle que rédigèrent les Trois était composée de 206 articles, mais qu'une partie ayant été perdue, la version que nous avions reçue n'en comporait que 129. Evidement, un grand nombre de mes camarades s'empressent de vérifier ces dires, tournant avidement les pages de leurs exemplaires, ce qui fait sourire notre professeur. Je ne suis pas de ceux-là, je considère nos enseignants comme des sages dont les paroles sont autant de vérités cachées.
Tout devient flou. Lorsque l'image redevient nette, la salle de classe à fait place à un homme imposant qui me tient l'épaule. Son regard noir et vif dénote sur son visage pâle et vieillit par des années de luttes éprouvantes.
-  « Bisol, je sais que tu viens d'être nommé lieutenant, et que tu as encore du chemin à faire dans la hiérarchie, mais, je le sais, tu deviendras très bientôt plus puissant que tu ne l'imagines.
Ne soit pas effrayé par ces propos, ni modeste. Reconnais tes qualités Bisol. Je vais te dire pourquoi tu es là avec moi : Tu as un esprit différent, frère, tu comprend des choses qui échappent à beaucoup. Tu analyses tout d'une façon qui parraît classique mais qui n'est point semblable à celle de l'immense majorité de tes semblables. Tu voiles ton intelligence sous un masque de naïveté et de gentillesse, mais tu es noir Bisol. Plus froid que les mers gelées, plus dûr que le roc, plus noir que les ténèbres de la nuit. En vérité, au fond de toi, tu es cynique, calculateur, égoïste, insensible, et redoutablement perpicace. Tu sais que la gentillesse n'apporte rien à titre individuel. Tu sais que la pitié est un frein mortel, que la bonté empêche la puissance de s'accoître, que la tolérance empêche l'imposition de tes idées.
Je vois à ton visage que tu parrais effrayé, mais regarde au fond de toi, frère, et tu verras.
Voici la Règle de l'Ordre Bisol. La version complète que les Trois ont écrite. Tu constateras par toi même que ces autres articles sont plus... enfin, tu verras.

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MessageSujet: Re: La revanche de Bisol   Lun 8 Sep - 17:46

Sache Bisol que tu auras un rôle à jouer qui est bien plus important que tu ne l'imagines, saches que, d'une manière ou d'une autre, tu atteindras bientôt le rang de Grand Maître, et qu'alors, l'Ordre va ...
L'image, une fois de plus, redevient floue. Lorsque la lumière revient, je suis agenouillé dans ma chambre, la tête entre mes mains, emplein de tristesse et de haine. Un combat va opposer ces deux sentiments toute la nuit, et au réveil, l'un des deux aura remplacé la joie, la naïveté, et toutes ces anciennes émotions qui emplissaient mon être. Hugues venait de mourir, ainsi que tout mes amis. Dans une lettre qu'il a laissé, il me lègue son poste de Landmeister.
Deux ans plus tard je serai le chef des armées de l'Ordre en Pandreas. L'année d'après, je serai nommé Ordenmarshall intérimaire par l'ensembe des frères.
Une dernière fois, tout devient flou, et je me retrouve à nouveau auprès de ce magnfique cheval qui me fixe toujours de son regard sombre, sans sciller.
Je rejette alors ma tête en arrière avant de hurler, seul dans ces sombres écuries.
Immédiatement, des hommes accourent, affolés. J'ai beau les rassurer -ce n'est que ce maudis cheval qui m'a marché sur le pied-, ils insistent pour que je me repose.
Ma nuit sera mouventée, pleine de rêves de trahisons et de massacres, de viols et de pillages, de ténèbres et de sang.
Au matin, un goût amer dans la bouche m'empêche de savourer mon thé, ce qui me met d'une humeur disproportionnelement noire par rapport à ce soucis ridicule.
La réunion sera longue, et beaucoup de ceux qui en sortirons faillirent bien quitter l'Ordre, désabusés et outré qu'ils étaient par les propos que j'allais tenir.
-Mes frères, commençais-je, nous allons d'abord voter. Nous discuterons ensuite de cette décision avant de voter à nouveau. Qui est pour entamer des procédures diplomatiques ?
Sur les 23 hommes présents à cette affaire de haut-lieu, 21 sont de cet avis. Seul Belzébuth et le Landmeister de Gnosia sont contre.
-Bien, il me semble que les débats vont être longs, articulais-je lentement, en détachant bien mes mots.
Mes commandants sont étonnés : Comment ? Il parle de discussions alors que plus de hommes sur dix sont du même avis ? Bisol serait-il en train d'établir une dictature ?
-Oui, nous allons en parler. Mais d'abord, laissons la parole à l'opposition voulez-vous. Belzébuth, aurais tu l'obligeance de nous expliquer ton choix si il te plait ?
-Bien sûr, maître.
Il se leva, et entama, selon sa manière habituelle, un discours animé et illustré par de grands gestes maladroits mais énergiques.
-Si nous nous allions aux sangliers, en admettant qu'ils ne nous trahissent pas, nous allons voir notre expansion limittée, au Nord. Notre fameux honneur nous interdisant de rompre un traité, nous serons tenus de leur porter secours et notre front sera élargit sans que nous en profitions.
Certes, me direz vous, il nous sera alors inutile de poster des troupes à la frontière Nord. J'en conviens, mais alors, j'en arrive à la seconde possiblité, qui peut arriver à n'importe quel moment, si elle de ne dévoile pas durant cette campagne : Une trahison de ces nordiques. Nous sommes, fiers chevaliers, nous targuons de ne pas rompre nos engagements. D'un point de vue stratégique, cela nous rend prévisibles et naïfs. Je n'ai pour ma part, d'honneur qu'en remportant la victoire. Je préfère mener un peuple « flexible » à la victoire qu'une bande de fanatiques à la défaite. Voilà, c'est dit.
-Merci beaucoup pour cet avis personnel, Belzébuth. Tu peux te rassoir. Bien, et maintenant, si vous vouliez bien vous exprimer, cher Landmeister des Aigles...
L'intéressé hocha la tête, et se leva à son tour.
-Je rejoins Belzébuth dans la mesure ou je penses qu'ils vont nous trahir. Il suffit qu'ils nous utilisent pour détruire les Hyènes avant de nous attaquer là où nos troupes auront quitté les anciens poins critiques à protéger. Un second Cuixtli pourrait bien nous paralyser à nouveau, et l'Empire pourrait nous achever.
Quant à l'honneur, ma foi, je ne pourrais rompre un traité, alors, autant ne pas le signer.
-Pour ma part, coupa Belzébuth, je suis d'avis de signer ce traité, puis de les trahir pour éliminer cette racaille avant qu'elle ne prolifère. Je peux le signer moi même si vous n'osez rompre vos engagements. Plutôt la victoire du côté d'un Ordre qui a trahi que du côté de païens qui ont joué un Etat crédule et naïf !
-Merci pour vos commentaires, chers frères. J'attend une réaction de la part de ceux qui sont désireux de s'allier aux sangliers.
La première réaction vint du Lanmeister des Chamois, de Crothias.
-Il est impensable pour des membre de l'Ordre Gothiques d'envisager d'agir en fourbes ! Plutôt la défaite dans l'honneur que la victoire dans la honte et l'oppobre !
Tout en prononçant ces mots, il se leva brusquement de son siège en abbattant ses poings sur la lourde table de frêne. Prennant à parti les autres commandants, il poursuivit sur sa lancée :
-D'un point de vue stratégique, renonçer à une alliance est une stupidité sans précédant ! Si vous redoutez tant une trahison, faites comme si vous n'étiez pas alliés avec eux lors de vos décisions en matière de mouvements de troupes et de défense de l'Etat ! Refuseriez vous l'appuis de guerriers valeureux qui ont prouvé leurvaleur à maintes reprises ? Pour moi c'est une abbération ! Depuis quand les braves Gothiques se laissent t'ils aller à ces abominables procédés ? Depuis quand la soif de conquête passe t'elle avant l'altruisme ? Depuis...
-Depuis le début, le coupais-je. Depuis que les Trois ont crée l'Ordre pour se venger.Notre belle organisation n'est qu'un outil de vengeance abject. Notre but n'est pas tant d'honnorer le Seigneur que de massacrer tout ceux qui le bafouent, et de devenir assez puissant pour y parvenir. Les articles que vous avez lu ont du vous parraître explicites à ce niveau. Les belles et nobles actions n'étaient que le début, pour trouver des adeptes, s'imposer en douceur. Il est à présent temps de monter au monde que l'Ordre, lorsqu'on le bafoue, se montre impitoyable dans la vengeance.
-Désolé, rétorqua le Landmeister, moi je ne marche pas. J'ai signé pour servir un Ordre juste et noble, par pour purger le Terre des ses ennemis. Je refuse de laisser es hommes raser des communautés, tuer femmes et enfants, user de l'embuscade et des assassinats pour parvenir à mes fins. Je démissione. Que ceux qui sont de mon avis me suive.
Je le laissai quitter la tente, furibond et miné par le regret, puis me tournai vers les autres.
-Que ceux qui veulent démissioner démissionnent, je ne retiens personne.
Une douzaines d'autres quittèrent la tente, bientôt immités par une demi-douzaine d'autres.
Finalement, seuls restaient Belzébuth, ainsi que le Landmeister des Ours et son second.
-Parfait, dis-je, ainsi, vous considérez les interêts de l'Etat comme passant avant toute autre considération ?
Mal à l'aise, ils hochèrent la tête, la rabaissant aussitôt, tiraillés par l'envie de rejoindre leurs confrères malgré leur volonté indicible de veiller au bien de l'Etat.
-Je vous en remercie, frères de l'Ordre. Mais ma décision a déjà été prise il y a de longues années. Je ne peux, pas plus que vos confrères qui ont quitté cette tente, me résoudre à tomber dans l'infamie. Peut-être un de mes successeurs prendra t'il sa décision, mais moi, c'est hors de question.
L'étonnement et le soulagement se peignirent sur leurs visages. Seul Belzébuth semblait excempt de ce second sentiment :
-Ha bon, moi qui croyais qu'enfin, on allait finir cette guerre infernale, c'est râpé. Peut-être une autre fois, plaisanta t'il.
Mais aucun de nous trois n'était d'humeur à plaisanter.
-Ne vous inquiéttez pas, les autres vont revenir, j'ai pris mes précautions. La tente est entourée d'un rideau de soldats que j'ai mis au courant de mon « épreuve ». Vous trois ferez désormais partie d'une section à part. Vous serez amenés à ne pas vous embarrasser de scrupules lorsque vous agirrez. Est-ce entendu ?
-Pour moi, seigneur, c'était déjà décidé bien avant que vous ne m'en fassiez la proposition, affirma Belzébuth.
-Je sais mon ami, je sais. Et qu'en est-t'il de vous ?
- « A vrai dire », commença le chef des Ours, « bien que je considère l'Etat comme une priorité absolue, pouvoir continuer à agir en bon et noble chevalier me ferait grand plaisir. »
- « Il en va de même pour moi, affirma son second, un géant roux qui avait pourtant déjà frôlé la court martiale pour ses propos injurieux et son attitude rasciste vis-à-vis des autochtones.
-Bien, je ne voudrais pas vous contraindre à agir selon une voie qui ne vous appelle pas. Belzébuth, tu vas avoir un grand rôle désormais. A, mes voilà que mes chers amis reviennent... Entrez, asseyez vous donc. Je vous prie de m'excuser pour ma démarche singulière et outrancière, mais elle était nécessaire pour éprouver votre loyauté et votre honneur dans le même temps.
- « Doit-on comprendre que nous sommes conisdérés commes déloyaux envers l'Etat ? » Commença le second des Loups. « Nous avons tous ici prouvé à maintes reprises que nous étions prêts à mourir pour l'Etat. Mais nous demander de tuer des inocents, ce n'est pas une question de loyauté, c'est une question de barbarie et de fanatisme profond. Que Belzébuth, pour sa bravoure et ses compétences militaires soit encore admit dans nos rangs passe encore, mais qu'il soit devenu notre modèle à tous, non, là, je ne peux l'admettre. D'ailleurs, si.... »
Je lui fit signe de se taire, et décidai d'expliquer mon plan de A à Z, y compris le rôle de Belzébuth et notre attitude à l'égard des Sangliers. Pas un seul ne m'interrompit, et, bien que la rancoeur soit encore fort présente dans leur coeurs après la réunion, mes propos semblaient si cohérents, mon plan semblait si minutieusement préparé qu'ils se promirent d'oublier cette facheuse affaire et s'empressèrent de reprendre leurs postes avec une ardeur croissante dans la journée. Je leur apportai personnelement une tasse de thé à chacun pendant l'après-midi, en même temps qu'une dernière convocation pour les plans de guerre.
Ces derniers préparatifs occupèrent toute notre soirée. J'allai me coucher, éreinté,et conscient que je venais de rejetter ma responsabilité, la renvoyant à un autre commandant qui aurait moins de scrupules que moi. Je ne savais pas encore que ce seraitmon second qui se montrerait à la hauteur, lui et sa future légion qui allait terroriser le continent quelques années plus tard.

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MessageSujet: Re: La revanche de Bisol   Mer 10 Sep - 22:00

J'ai refroidi quelqu'un ?

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MessageSujet: Re: La revanche de Bisol   Jeu 11 Sep - 16:58

Pour moi, ce serait plutôt le gymnase. Je rentre tard, je pars tôt et je tente désespérément de consacrer quelques temps à l'écriture, mais j'y arrive de moins en moins. mr red

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MessageSujet: Re: La revanche de Bisol   Jeu 11 Sep - 17:54

Je t'en donnerai moi, du gymnase :4644:

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MessageSujet: Re: La revanche de Bisol   Lun 15 Sep - 16:11

Tarik, la je joue un personnage masculin (Vräala étant juste le nom de famille ca marche bien). Bref, j'attend ton retour avant de poutrer nos ennemis sur le champ d'honneur.


Magnifiques aussi tes rp Bisol Very Happy
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MessageSujet: Re: La revanche de Bisol   Lun 15 Sep - 21:18

Ok, moi aussi je l'attend ce sacripant. Merci pour mes rps, si tu as eu le courage de les lire jusqu'au bout :héhé:
Je m'amuse à faire évoluer mon perso, lentement mais surement. Belzébuth est toujours aussi tordant à faire parler, et en plus, il a raison pol

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MessageSujet: Re: La revanche de Bisol   Mar 16 Sep - 0:26

Rhââââ 🅱
Je viens de relire tout depuis le commencement des rps, 50 pages word tout rond pol

Et vous savez quoi ? On est quand même bons 8)

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MessageSujet: Re: La revanche de Bisol   Mar 16 Sep - 18:12

Une fois encore, je ne pu dormir de tout mon saoul. Lorsqu'une grosse main me tira hors de mes draps, je n'eu même pas le réflexe de saisir ma lame, persuadé que Belzébuth était encore et toujours désireux de me faire part de ses critiques personnelles à l'égard de notre « rigidité infernale » et notre « manque de réactions face aux stimulis pourtant clairs ». Il n'en était rien. Le propriétaire de ce membre énergique m'adressait un large sourire que je n'avais pas eu le plaisir de voir depuis trop longtems.
Voyant ma surprise, il s'empressa de me broyer entre ses bras et son portail musclé.
-Alors Bisol, on ne vient pas acceuillir son vieil ami ! Cria t'il presque alors que je tentai vainement de me dégager.
Je fini par lui rendre son étreinte, avant d'exercer un poussée en arrière pour lui faire comprendre mon désir de retrouver ma liberté de mouvement. Il ne compris qu'à moitié, préférant soudain me tenir fermement par les épaules que m'étouffer.
-Alors, combien de victoire depuis que je t'ai quitté, cher ami ? Aucune, hein ? Tu es décidement toujours aussi incapable lorsque je ne suis pas à tes côtés. Tiens, ça me rappelle nos ....
-Ravis de te revoir Heinrich, le coupais-je. Et toi, combien de païens excécutés, de citoyens révoltés et de deniers amassés ?
-Ha ha ha ha, toujours aussi prompt à la réplique à ce que je vois, fort bien, j'aime ça !
-Que me vaut le plaisir de ta visite ? Tu as sans doute du remarquer que tu es sur un futur champ de bataille, et que...
-Et que tu allais une fois de plus, voire même de trop, prouver ta flagrante incapacité à raisonner. Tu commandes certes mieux que moi, signe que le Seigneur ne t'as pas délesté de toutes qualités, cependant... la sagesse te manque encore !
-Sache, vil effronté, que je viens d'entamer des procédures de négociations, et que...
Levant les bras au ciel (ce qui, au passage, libéra mes épaules que je retirai précipitement en arrière)
Heinrich éclatta de rire.
-Mais précisement. Tu attribues à tes ennemis les qualités que tu n'arrives même pas à faire adopter à ton second : Tenir sa parole en toutes circonstances. Bien que je réprouve totalement l'attitude de ce blasphémateur invétéré, il n'est pas dénué de tout bon sens, et nos ennemis non plus. Ils n'hésiterons pas à trahir si ils s'imaginent que cela peut s'avérer payant de quelque manière que ce soit.
-Ho, assez de politique pour aujourd'hui ! Tu arrives trop tard pour ça, et...
-Oui, tu as sans doute raison, convint ce géant qui atteignait facilement les 2m. Et puis, d'ailleurs, je suis porteur de deux bonnes nouvelles et d'une mauvaise, dont je comptais te parler ... avant que tu ne lance sur un fausse piste, lança t'il en éclattant de rire.
-Dis toujours, je verrai si je te fais excécuter après ou pas.
-Bien alors, j'ai l'habitude de commencer par les mauvaises nouvelles.
-Très bien, je suis toute ouïe.
-Parfait. Alors, voilà, ton incapacité navrante à assumer la logistique de ton armée a conduit à la prise de trois convoits et à la mort des écuyers qui les escortaient. Bilan : 127 morts et 68 blessés parmi eux, sans compter les pertes dans les rangs des autres classes, dont tu n'as curre, je sais.
-Mais pas du tout, et ...
-Suffit, laisse moi finir, petit insolent, ria t'il. La bonne nouvelle, c'est que j'amène avec moi mon ancienne unité, un convoit plein à craquer de vivres et ... mes talents de logistique.
-Hum, c'est déjà plus encourageant.
-De plus, nous avons massacré une bande de pillards hyènes chargés d'attaquer notre convoit, mais j'avais prévu mon affaire. C'était d'une simplicité telle que je n'aurais jamais cru voir mes plans marcher. Visiblement, tes convoits arrivent toujours groupés et sans arrière garde ni avant garde, juste un gros bloc bien lent qui se déplace en contrée qu'on peut considérer ennemie. La carricature de la proie des embuscades...
-Ho, ça va hein, et puis, d'ailleurs, ce n'est même pas moi qui m'occupe de ça, c'est...
-Je reconnais bien là ton don pour faire faire aux autres les chosesque tu n'as pas envie de faire toi même. Déjà en gardienne, tu nous faisais faire des picotages à ta place, ou, plus tard, en couture, tu faisais faire tes devoirs à ta mère, râlalala, sacré Bisol.
-Heuuu, tu étais en gardienne avec moi ?
-Quoi ? S'empourpra mon ami. Tu ne te souviens même pas de notre passé commun, ingrat personnage ! Voilà comment on traite ses amis maintenant ?
-Soit, soit, je m'excuse bien bas. Mais, continue, comment as tu eu ces vauriens ?
-Tu vas rire tant c'est simple. Je n'ai pas utilisé d'avant garde, voulant leur faire croire par là qu'il n'y aurait pas d'arrière garde. Et bien, non, il y avait tout les cavaliers qui m'accompagnaient, environ 500m en retrait. A peine le combat contre ces faquins engagé, il m'a suffit de faire sonner du cors pour les faire rappliquer sur ces archers embusqués. Certes, nous avons perdus des hommes à la première volée. Moi même ai faillit y laisser la vie. Je n'y laissai que mon doigt, ajouta t'il en montrant une main emputée de l'index. Il est fort heureux de constater que je manie toujours mon épée avec une relative dextérité, n'est-il pas ?
Comme j'acquiessai, il poursuivit :
-Donc, sitôt les deux premières volées, nous avions sortit des pavois de dessous nos bâches, et nous pûmes tenir le temps que ces sacrés galopins d'écuyers n'arrivent. Leur errivée à totalement surpris ces hideux qui n'eurent que le temps de vouloir s'enfuir. Malheureusement, nos cavaliers s'étant fort astucieusement séparés en deux groupes, le second, caché dans la forêt, massacra une bonne partie de ces saligots. Par Dieu, nous en avons bien écharppé une quarantaine !
-Je te félicite Heirich. Il est vrai que je devrais m'occuper plus de ce ravitaillement.
-Et non seulement tu dois t'occuper du notre, mais tu dois aussi t'occuper du leur !
Il faut attaquer leurs convois, les démoraliser ! J'en ai déjà parlé à Belzébuth, quoi qu'il men coûte de lui adresser la parole, et il m'a dit : Une armée qui a le ventre plein à meilleur moral.
C'est dit de manière simple et efficace, comme la majorité de ses paroles lorsqu'elles ne touchent pas au domaine religieux.

-Gaëtan, notre maître de cavalerie s'en charge déjà.
-Ha ? Vraiment, autant pour moi. Je vais essayer d'avoir une discusion avec lui à ce sujet.
-Excellente initiative. Est-ce là les deux bonnes nouvelles ?
-Et bien, ma foi, oui. Tu n'es point encore satisfait ? Enfant capricieux !
-Laisse moi te demander une chose. Tu as quitté l'armée il y a 4 ans, juste ?
-Tout à fait. Content de voir que tu disposes également de facultées de mémorisations très précises.
Feignant de ne rien avoir entendu, je poursuivi mon raisonnement :
-Donc, ton unité et toi même n'avez plus combattu depuis quatre ans ?
-Holà, pas de conclusions hâtives ! Mon unité est toujours dans l'armée depuis ces années, et je n'ai fait que la reformer en arrivant. Soixantes-trois hommes sur 72 ont répondu à l'appel.
Deux à la retraite, et sept morts au champ d'honneur sous tes ordres...
-Ha, parce que c'est ma faute en plus ?
-Celle de ton second surtout, qui en a éliminé 4 sur les sept !
-Il n'est tout de même pas si perfide qu'il tue nos propres hommes ?
-Tu as oublié son intervention « musclée » à l'aide de trébuchets et d'onagres ?
-...
-Enfin soit. Donc, en ce qui me concerne, j'avoue, mes talents ne sont plus ce qu'ils ont été, mais, pour ta gouverne, j'ai poursuivi un entrainement personnel à raison de 2 heures par jour ce qui est déjà bien pour un politicien, et pour maintenir la forme.
-Certes, mais pour un ex-capitaine lynx, ce n'est point très convenable.
-Je ne comptes pas renoncer à me battre à tes côtés pour la simplet et mauvaise raison que je ne suis pas aussi compétent qu'avant. Je suis désormais d'un niveau équivalent à celui d'un écuyer. Ce qui est raisonnable.
-C'est entendu, tu seras à ms côtés pour m'assister dans cette rude bataille.
-La dernière, entendais-je dans mon dos.
Inutile de me retourner, j'avais assez entendu cette voix que pour avoir pu recconnaître son propriétaire même si j'eu été dans un état de profonde ébriété.
-Encore toi, démon ! Ne dors tu donc jamais ?
-Jamais à la veille de la plus grande bataille de mon époque, non. Je ne suis pas pas si dénué de conscience que toi, qui préfère sacrifier ne génération de braves soldats par crainte de tâcher ton honneur que tu dit immacculé. Même ce vieux curé est de mon avis, ajouta mon second en pointant Walpot du doigt.
-Le curé te répond que ... commença Heinrich, mais déjà, je les interrompis.
-Silence le païen, et toi aussi le fanatique. Que vient tu donc m'annoncer de nouveau, Belzébuth ?
-Que tu vas perdre la bataille si tu comptes sur la rigidité de tes phalanges.
-Notre cavalerie...
-Les Sangliers viennent d'EUROPE Bisol, cesse donc te te draper dans tes croyances stupides tout droit sorties de bouquins marqués de la croix gothique et nommés « parfaits manuel du petit général gothique ». Tout ce que ces livres apportent, c'est un manque d'initative et de progrès désolant, avec, au final, la mauvaise surprise de constater que si l'ennemi à trouvé toutes les parades aux techniques du manuel, nous, on n'a pas trouvé de solutions pour contrer leurs inovations !
Regarde ce magnifique rapport qu'on t'a transmis, dit t'il en me collant une paperasse à la figure. Tu ne m'avais jamais dit que la cavaliere des écuyers et de Gaëtan s'était fait défaire par les Sangliers. Et suite à l'usage de VOUGES lupanar ! Ecoute Bisol, c'est folie que de se cabrer dans une position, de se laisser encercler sans possibilité de ravitaillement, et de ne compter que sur nos cavaliers.
Ils ont compris, ou comprendront très vite désormais, comment contrer notre cavalerie. Déjà ce Cuixtli l'avait compris, alors, pourquoi pas des européens ? Laisse moi, je t'en conjure, mener cette bataille. Tu ne le regrettras point. Laisse moi au moins te montrer mon plan de bataille !
-Soit, admettons...
-Ha, merci Bisol, de te montrer enfin raisonnable.
Le débat se poursuivit pendant une bonne heure, avant que je n'aille me coucher, satisfait de ma décision, et laissant un Belzébuth insatisfait du temps que je lui avait accordé.

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MessageSujet: Re: La revanche de Bisol   Mar 16 Sep - 19:01

Le sacripant va faire ce qui peut et vous prmoet de faire son possible pour vous pondre un RP dès demain... Ce soir, bouffe au resto. Mais demain soir au max vous l'aurez!

ça va bastonner... Twisted Evil
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MessageSujet: Re: La revanche de Bisol   Mar 16 Sep - 21:42

:ggdshrtzqt:


Faudrait quand même un maître du jeu, non ? Parce que je veux bien être gentil, mais les conséquences seraient légèrement désastreuses :héhé:

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MessageSujet: Re: La revanche de Bisol   Mer 17 Sep - 12:23

*Tarik se frotta les mains. Le moment tant attendu était enfin arrivé, un moment certes de guerre et de trahison, mais ces hyènes incapables et ces lynx pétri d’un honneur que Tarik considérait comme quelque peu factice et inutile allaient mourir et un minimum des siens allait y passer, si néanmoins tout se passait comme prévu. Il avait convoqué le commandant des hyènes les accompagnant, un imbécile pompeux et arrogant du nom de Hisdoka, pour le mettre au courant de ce allait se passer. Enfin, de ce qui importait qu’il sache.*

-Asseyiez vous représentant de notre divin empereur…
-C’est ça ouais… Depuis quant t’es devenu poli mon petit marcassin…

/Non, ce n’est pas le moment de céder à la colère, il mourra bien assez tôt./

-Je vais vous expliquer le plan de bataille contre les lynx. Si tout se passe bien, nous allons exterminer ces chiens puants dès ce soir. Avec un minimum de pertes dans notre camps.
-Allez accouche je n’ai pas toute la journée à te consacrer.
-Alors, vous allez attaquer les lynx par le Nord, avec environ les deux tiers de vos forces. Ainsi les Lynx se rueront sur vous, car ils croiront que c’est toute l’armée hyène qui attaque, et j’ai passé un accord, factice bien évidemment, avec le chef lynx qui croira que nous allons les aider, en tout cas nous ne les attaquerons pas, et ils découvriront ainsi leurs arrières… A ce moment là, le tiers restant de leurs forces attaquera par le sud est, encerclant ainsi l’armée lynx, qui se verra obligée de se battre sur les deux fronts. Ainsi, moi-même et mes troupes nous pourrons enfin intervenir et nous frapperons au cœur de l’armée, nous emparons des machines démoniaques qu’ils utilisent et les retournerons contre ces maudis chrétiens. Séparé, ayant, si les dieux le veulent, perdu leurs commandants dans l’attaque, ils seront désorganisés et démoralisé, et ainsi ils se feront tuer un par un, et nous serons ainsi libre de lancer la contre attaque sur les terres lynx. De plus, je crois que le capitaine Weylkyu s’est échappé et pourra aller chercher des renforts qui serviront de relais pour ne pas laisser aux lynx le temps de se réorganiser après leur défaite. Vous acceptez ce plan ?

*Hisdoka sursauta, comme si il s’était endormi. Canaille incapable, caricature de général, ou même d’être pensant. Tarik n’avait aucune compatissance à sa mort prochaine. Hisdoka se frotta les yeux, et secoua la tête. Comment pouvait-on ne pas se préoccuper à se point de la bataille la plus décisive de cette guerre ? Tarik comprenait mieux les suites de défaites que subissait l’empire avec des gens comme ceux-ci à la tête des troupes.*

-Ouais ouais, c’est d’accord. L’empereur par ma voix accepte ton plan. Maintenant, je me retire, je vais préparer mes troupes pour la bataille.
-Bien voix du divin.

*Après le départ de l’émissaire. Tarik prit un parchemin et se mit à écrire une lettre pour Bisol, pour l’informer de la suite des événements. Enfin, de presque toute la suite. Il y aurait un « imprévu », mais enfin, dans une guerre rien n’était sur, et cet imprévu n’aurait pas de conséquences majeures sur le plan, sinon d’infliger quelques pertes supplémentaires aux lynx. Et ça, c’était toujours bon à prendre.*

Mon cher allié,
Par la présente, je vais vous informer de la suite des événements.
Le plan que j’ai présenté aux hyènes a été accepté sans un seul contradicteur. C’est un plan simple, mais qui aurait pu vous infliger de grandes pertes si il aurait fonctionné. Le commandant des forces hyènes, Hisdoka, son emblème étant une hyène noire sur un fond rouge entouré de flammes, vous attaquera en masse par le Nord, contant attirer le maximum de troupes à lui. Ainsi vous auriez découvert vous arrières, laissant vulnérable votre artillerie. Aussitôt le sud-ouest découvert, nous aurions fondu sur vous arrières et aurions capturé votre artillerie et vous bombardions. Nous espérions aussi capturés votre état major dans notre charge. Mais nous n’attaquerons pas, et vous pourrez trucider les hyènes, pendant qu’une troupe, commandée par Vräala les prendra par l’arrière, leur coupant leurs arrières et empêchant un seul d’entre eux de s’enfuir.
Moi-même et le reste de mes troupes je me tiendrai prête à intervenir en cas de besoin, mais je ne doute pas que vos phalanges arriveront à déchiqueter ces hyènes.
Que les dieux vous garde,
Tarik, roi des Sangliers.

*Ceci fait, il la donna à un messager qui partit en direction du camp des lynx, sous prétexte de signer « l’accord » dont Tarik avait mentionné à Hidoska. Puis, il fit appeler Vräala et lui expliqua le plan, sous toutes ces coutures cette fois. Il serait donc avec lui le seul commandant sur le champ de bataille à connaître la vrai version de ce qui devait se passer. Il comptait aussi que les lynx se méfieraient, craignant une trahison de sa part, et garde des troupes en réserve de son côté, pendant que le tiers des hyènes attaquerait par un côté supposé sur. Et infligerait quelques pertes qui pourraient être décisives dans les temps à venir.
Oui, Tarik était content de son plan. Et cette fois il savait où il allait. Un royaume sanglier indépendant pouvait être désormais envisagé. Il salua Vräala, qui partit préparer ces troupes, et Tarik partit aiguiser son épée, et pria les ases de lui accorder la réussite de son plan.*
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MessageSujet: Re: La revanche de Bisol   Mer 17 Sep - 20:41

Une fois encore, à mon grand étonnement, je dormis de tout mon saoul. A la veille d'une bataille aussi importante, c 'était tout simplement incroyable. Je massai le sommet de mon crâne, puis retins un bâillement avant d'errer dans ma tente tel un mort que quelque force démoniaque eut sorti de sa tombe. Je fini par reprendre un peu mes esprits, épuisé. J'entrepris alors de héler quelque serviteur pour m'aider à revêtir mon équipement. Haubert d'abord, puis mon armure de plates complète. Ce magnifique ouvrage m'avait déjà sauvé la vie moultes fois, et je m'y étais attaché quoi qu'en pensa mon armurier qui considérait chaque bosselure du métal comme autant de points faibles que l'ennemi ne manquerait pas de trouver. Je le fit taire d'un coup de gantelet sur le crâne, avant de le renfiler. Mon casque imposant, si caractéristique de ma fonction de Landmeister présentait effrontément ses deux crêtes -d'un noir intense souillé dans leurs moitiés inférieures d'un rouge sang- en demi-cercle autour de mon crâne. Ma fidèle épée « Durenach » bien ancrée dans son fourreau de cuir soutenu par une armature de fer noir et or, lequel, de biais sur le devant de ma jambe, imposait un respect certain à tout connaisseur.
Quand tout fut fini, le poids du métal associé au temps qu'avait nécessité l'opération m'avait finalement réveillé assez que pour que je puisse me diriger vers une glace sans renverser le mobilier qui encombrait cette pièce décidément trop peu austère à mon goût.
Je souris en voyant dans ce reflet un homme dont la petitesse était allègrement compensée par ce casque impressionnant, ces épaulières massives, ces jambières d'acier. J'écartai mes doigts ferrés avec fascination, satisfait de leur mouvement tout aussi précis que lorsque j'étais mains nues. D'un geste vif, je dégainai l'épée, dont l'estoc fut aussitôt positionné à moins d'un pouce du front de ce Landmeister effronté, si l'on omettait le fait qu'il avait également reculé d'un pas et que sa lame empêchait la mienne de lui faire quelque mal que ce fut. Satisfait de ma précision, je rengainai avant de quitter ma tente d'un pas décidé.
Tout autour de moi, les préparatifs touchaient à leur fin. Un climat d'excitation avait empli ce camp, et la grande majorité de mes hommes étaient en tenue de combat. M'empêcher de sourire eu été trop ardu que pour que j'essayasse, aussi rendais-je généreusement leurs saluts à mes compagnons en liesse.
Les sergents avaient, dans leur grande majorité, rassemblés leurs effectifs, et la vue de toute ces petites bandes de chevaliers m'arracha un petit rire.
Je vis un sergent rappeler à ses hommes admiratifs que si frapper de taille était, à priori, le mouvement le plus naturel au combat et infligeait à l'ennemi des blessures spectaculaires, l'estoc permettait, lui d'atteindre directement les organes vitaux.
Évidement, c'était la base des mouvements militaires, mais un rappel ne faisait jamais de mal, songeais-je. Moi même, lorsque j'étais à cheval, avais du mal à ne pas frapper de taille. D'autant plus que nombre de mes compagnons criaient vaillement « Taille haut », ce qui encourageait tout le monde à faire de même. *Il faudra songer à remplacer cette phrase par « Estocs pointés », songeais-je.
Je parvins aux écuries où les cavaliers préparaient calmement leurs montures, leur parlant gentiment, et leur caressant l'encolure. Les rares chevaliers qui avaient déjà apprêté leurs chevaux parcouraient les environs en quête d'informations.
J'étais proche de la tente de commandement quand Gaëtan vint à ma rencontre.
-Ha, Bisol, je vous cherchais, parbleu ! Heinrich... vous savez qu'il est ici je suppose ? Ha, parfait. Bien, alors, voilà, hé, il vient me trouver ce matin en me disant qu'il nous faut attaquer les ravitaillements ennemis de manière plus efficace, et se propose de m'y aider. Vous auriez du voir sa tête quand je lui annonçai que la bataille devait se dérouler aujourd'hui même ! Dieu me pardonne, mais cet homme s'est mit dans un tel état qu'il a faillit tomber raider mort tel un vieillard à qui on a crié dans l'oreille en venant sournoisement dans son dos ! Il s'est ensuite remit de la nouvelle, et sans ajouter un mot, s'est éloigné d'un pas décidé. Je pense bien qu'il compte vous trouver pour vous en toucher un mot, et, croyez moi messire, mieux vaut l'éviter si vous le pouvez !
Je remerciai le Landmeister des Cerfs, puis continuai mon cheminement vers cette fameuse tente qui allait sans doute regorger de gradés.
Je ne me trompais point. Un amas indescriptibles de sergents, lieutenants, capitaines et Landmeisters tourbillonnait sous le toit bordeaux frappé de la croix gothique.
Je fit rapidement un tri, ne gardant avec moi que les Landmeisters et leurs seconds, puis nous commençâmes.
Dans un premier temps, il convint de faire le plan de nos effectifs, de notre armement, et de nos plans de bataille.
J'avais déjà, après nos pertes à la bataille des tunnels, réorganisé les fonctions. Deux Sublimes Chevaliers étaient tombés. L'un raide mort, l'autre jugé inapte au combat avant un bonne année.
Ils furent remplacés par deux capitaines, laissant par là même huit postes vacants à ce niveau. Ce furent des lieutenants qui furent nommés pour assurer ces fonctions. Cela, évidement, nécessita la montée en grade de 31 sergents qui furent remplacés par autant de chevaliers. Tous ces changements, évidement, s'étant opérés en puisant dans les effectifs dont le gradé défunt avait charge, afin de laisser les combattants de mêmes unités en contact. Cela fait, certaines sergenteries ne comptait plus que 4 hommes et non 10, mais globalement, elles étaient presque complètes, car nous étions encore plus de 110 000 sur les 120 000 initiaux.
Quant aux détails pratiques, les armuriers avaient fait de la belle ouvrage, et les armures endommagées avaient toutes étés remplacées ou remises en état.
Mon incorrigible second fini par avouer qu'il avait fait construire une centaine de trébuchets, dont quatre seulement étaient près en raison de la suractivité régnant dans le camp.
Il m'annonça également, puisqu'il était lancé, que Heinrich en avait amenés trois en pièces détachés lors de son arrivée avec le convois.
-Et bien, tu vois, ville canaille, que nous pouvons les attendre !
-Nous pouvons simplement les forcer à se mouvoir rapidement, voire les désorganiser. Puis, lancer notre attaque à laquelle ils ne s'attendront pas.
-Nos boucliers nous protègent efficacement de ces traits perfides.
-Mais bien sûr Bisol, nous n'en doutons pas. Comme la première croisade anéantie par ce Turc, dont j'ai oublié le nom.
-Ils n'avaient pas mis leurs armures à ce moment, et les Turcs disposaient d'archers montés.
Imperturbable, mon second continua :
-Et que penses tu des Perses vaincus par les Scythes, des...
-Là, je reprend la main. Les Scythe avaient des archers montés de même que ces enturbantés de Turcs. On ne peut les atteindre. Et les Perses n'avaient pas nos armures. D'ailleurs, Léonidas et Alexandre ont vaincus ces lâches d'orientaux, et nous avons adoptés leurs tactiques.
-Léonidas EST mort par ces flèches, et Alexandre attaquait, lui.
-Mmmm, soit. Et ...
Un messager apparu dans l'entrebâillement des tentures de la tente, et attendait poliment que je lui fasse signe d'enter.
-Un message de Guillaume de Blanquefort, messire.
-De Blanquefort ? Diable ! Je l'avais oublié celui-là !
Je lui arrachai presque le papier des mains et commençai la lecture à voix haute, afin que tous découvrissent en même temps que moi le contenu de cette missive.
Lorsque j'eus fini, Belzébuth était à la fois apathique et satisfait.
-Et bien, que dites vous de cela mes amis ? demandais-je à mon état major sans cacher ma joie.
Tous se montrèrent très optimistes sur le succès de la mission de Blanquefort qui consistait à obtenir de la part de nos alliés du royaume de Rahala. La dizaine de milliers de soldats qu'ils nous avaient accordés représentaient un atout de choix. Ces redoutables tireurs de métiers étaient aussi doués en embuscades qu'en terrain plat. Si ils ne portaient pas d'armures comme les nôtres, ils n'en demeuraient pas moins efficaces au corps à corps, ce que l'on comptait bien leur éviter.
Les Hyènes disposaient certes, au dernières nouvelles, de 50 000 tireurs, mais la majorité d'entre eux n'avaient jamais servi dans l'armée, et leurs talents se limitaient souvent à la chasse au tapir, animal dont ils pouvaient en règle générale approcher à moins de 10 m.
Les archers de Rahala, au contraire, s'entraînaient à leur métier à temps plein. Ils pouvaient tirer de véritables barrages de traits sur l'ennemi et stopper net une charge. Ils avaient pour habitude de diviser leur groupe en trois contingents. Mettant en moyenne 6 secondes à tirer un flèche, cela permettait d'envoyer une volée de plus de 3000 traits toutes les deux secondes. De quoi balayer les doutes de Belzébuth concernant nos chances de victoire en défense.

Suite bientôt

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